Inauguration de l’exposition “A travers le Temps et l’Espace”

L’ Exposition A Travers le Temps et l’Espace a été inaugurée le 4 juillet. Elle permet de découvrir la production de deux artistes aux approches, à la fois différentes et complémentaires.
D’abord WANG JINFANG. Si elle a étudié à l’école des beaux-arts de Chine, on ressent dans ses productions ce très fort apport du dessin classique traditionnel à l’encre de Chine, avec un goût marqué pour le paysage. Il se dégage une atmosphère très poétique de son travail et nous sommes véritablement immergés dans les mondes créés par ses productions.
WEN WENWU est diplômé de l’académie centrale des beaux-arts de Pékin, où il s’est fait une spécialité de la peinture à l’huile. Très influencé par le classicisme et le romantisme qu’il réinterprète dans une veine contemporaine, son art n’est pas dénué de message sociaux et politiques. Sa peinture est énergique, parfois incisive, et peut tendre à l’expressionisme.

Vous pouvez découvrir l’exposition aux heures d’ouvertures normaux du musée jusqu’au 2 septembre 2023.

Détail du mois de juillet : ruines, baroque romain et nostalgie…

 

Le détail du mois provient d’une toile intitulée Prière et offrande aux dieux dans un palais en ruine, et est l’œuvre de Giovanni Ghisolfi (1623-1683).
Né à Milan, il s’est d’abord formé avec son oncle Antonio Volpino, un petit maitre, et son style ne s’affirme que tardivement après 1650, à vingt-sept ans, avec son départ pour Rome et sa confrontation avec le style baroque en plein avènement. Giovanni Ghisolfi a également l’occasion de connaître la peinture et l’approche architecturale de Pierre de Cortone, un des artistes théoriciens du Baroque. Ghisolfi se spécialise alors dans les paysages avec des ruines antiques, en s’inspirant des vestiges visibles à Rome et ses alentours.
Notre détail montre la mise en scène extrêmement théâtrale répondant bien au goût du Baroque où semble se jouer une tragédie antique dans ce décor de ruines, avec un groupe de personnages. Leur gestuelle se rapproche de celle des statues dont ils se différencient par la couleur. On peut y voir une vision nostalgique et sublimée de l’Antiquité héritée de la Renaissance, dont les ruines sont les seuls vestiges physiques d’un âge d’or disparu. Une réflexion importante est menée sur le temps qui passe : la méditation s’axe sur ces ruines, vestiges du plus grand Empire que l’Occident ait connu, peu à peu reconquit par la Nature.

Ce tableau des réserves sera exceptionnellement visible à l’occasion des visites VIP le samedi matin pendant l’été, attention c’est uniquement sur réservation !

Départ en restauration : Saint Acace et les dix milles martyrs

Saint Acace et les dix-mille martyrs, anonyme allemand de la fin du XVe siècle

 

C’est l’oeuvre d’un peintre anonyme allemand de la fin du XVe siècle, sans doute originaire d’Augsbourg selon les recherches effectuées par Isabelle Dubois-Brinkmann au sein de l’Institut National d’Histoire de l’art En vue d’établir un répertoire des tableaux de la Renaissance allemande dans les collections françaises.

Cet artiste anonyme s’inspire très largement du travail d’Albrecht Dürer, notamment de cette gravure du martyr des dix mille.

Ce tableau va être prêté en 2024 au Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon pour une exposition consacrée à la peinture allemande de la Renaissance.

Mais pour pouvoir voyager correctement, cette oeuvre de cinq-cents ans nécessite une restauration préalable : il a donc été confié aux soins de Juliette Mertens et Igor Kozak, qui vont s’occuper respectivement du support et d ela couche picturale de l’oeuvre.

C’est parti pour un travail de plusieurs mois pour les restaurateurs…

Affaire à suivre…

 

Retrouvez nous également sur les réseaux sociaux pour découvrir le départ en restauration en vidéo ! (Les liens directs de nos différents réseaux sont en bas de page)

Le Son des tableaux, animation familiale

edit : l’animation affiche complet. 

Animation familiale avec le duo de musiciennes Les Voyageuses autour des instruments de musique et leurs représentations à partir de 6 ans.

Laurence Pottier et Cécile Robert font chanter leurs instruments pour inviter le public à une escapade musicale joyeuse et rythmée au cœur des Collections du musée Jeanne d’Aboville à la rencontre des tableaux représentant musiciens et instruments.
Via la présentation de différents instruments (flûtes, viole de gambe, vièle, psaltérion, accordéon, guitares, ukulélé, percussions…) et de jeux musicaux et chansons, elles créeront un lien entre ce que les visiteurs voient et ce qu’ils pourraient entendre.

Les musiciennes présentes :

Le Duo “les voyageuses”

Médaille d’or à l’unanimité de flûte à bec du CNR de Douai, Laurence Pottier enseigne la flûte à bec ainsi que la musique de chambre au Conservatoire de Paris IXe.
1er prix de flûte à bec au Conservatoire National de Région d’Aubervilliers, Cécile Robert est professeur d’éducation musicale de la ville de Paris, avec une spécialité d’enseignante à l’hôpital.

 

Détails pratiques
Animation musicale au musée “le Son des tableaux”
24 juin et 1er juillet 2023 à 14h30
Durée environ 1h, sur réservation
5€, gratuit pour les enfants

Réservations au 03 23 56 71 91 ou musee-daboville@ville-lafere.fr

Détail du mois de mai : un faussaire nocturne…

Le détail du mois de mai vous présente une imitation des productions d’Aert van der Neer, peintre paysagiste du Siècle d’or hollandais, spécialiste des paysages d’hiver et des vues nocturnes. Sa maîtrise des effets de lumière a rendu ses scènes nocturnes célèbres et il a connu plusieurs imitateurs, dont certains n’hésitaient pas à apposer des fausses signatures sur leur travail pour lui donner plus de valeur. C’est le cas ici puisque la peinture comporte un faux monogramme.
Le peintre anonyme réalise ici un pastiche : il imite à la fois le style et la composition des œuvres d’Aert van der Neer, en reprenant les motifs les plus poncifs de sa production et  l’agencement des éléments. Néanmoins, le peintre faussaire devait être moins habile sur les effets atmosphériques que celui qu’il souhaitait imiter, car il a caché le clair de lune derrière un arbre.
Si on ignore l’identité du faussaire, les craquelures irrégulières de la couche picturale prenant l’apparence du cuir sont typique du XIXe siècle, par le vieillissement du mélange des pigments et de l’huile employés à cette époque.
Ce tableau inédit des réserves sera présenté exceptionnellement à l’occasion de la Nuit des musées le 13 mai prochain, venez le découvrir en entier !

Détail du mois d’avril : Golgotha, rédemption et parallèle contemporain…

Le détail du mois d’avril provient d’un panneau réalisé par un artiste du Sud de l’Italie au XVIe siècle. Il représente une crucifixion.

Le détail choisi représente le crâne placé traditionnellement au pied de la croix dans la plupart des représentations de la crucifixion de Jésus avec une vocation double. Il signifie le lieu de la Crucifixion, le mont Golgotha que l’on peut traduire par « Mont du crâne » ou « Lieu du crâne » : c’est une colline située à l’extérieur de Jérusalem, sur laquelle les Romains exécutaient les condamnés à mort. C’est le lieu où Jésus fut crucifié, mais aussi où il aurait été enterré après son exécution. La référence au crâne provient également d’une tradition qui dit que les os d’Adam, le premier homme auraient été enterrés sur le lieu et que le sang de Jésus lors de son supplice aurait coulé sur les os pour racheter les péchés d’Adam.
Le crâne représente également le passage de la mort à la résurrection, l’abandon de l’enveloppe charnelle, le retour à la matière. Il est dans la vision des artistes le symbole de la rédemption du péché originel.

Ce tableau inédit des réserves est exceptionnellement dévoilé à l’occasion de l’exposition d’œuvres de l’Artothèque de l’Aisne au musée jusqu’au 15 avril 2023, où il est mis en rapport avec une vanité contemporaine de Pierre Collin. A découvrir au musée !

L’Artothèque de l’Aisne investit La Fère et son musée !

Durant les mois de mars et avril, c’est à La Fère que les bénévoles de l’Artothèque de l’Aisne vont œuvrer en partenariat avec les services de la Communauté d’agglomération, la Ville de La Fère et le conseil citoyen « l’Artilleur ».

Une nouveauté, un parcours artistique sera aménagé au cœur de la Fère : en effet, une cinquantaine d’œuvres seront exposées dans quatre lieux disséminés dans le quartier l’Artilleur :

  • Le conseil citoyen, rue de la république – du 16 mars au 15 avril 2023
  • Espace numérique France Services, rue d’Aboville – du 16 mars au 15 avril 2023
  • Musée Jeanne d’Aboville, rue du Général de Gaulle – du 22 mars au 15 avril 2023
  • Bibliothèque municipale, espace Drouot, rue des bigors – du 22 mars au 15 avril 2023

Les visiteurs seront invités à explorer les quatre lieux afin d’y découvrir les différentes œuvres aux techniques artistiques variées.

Un atelier d’initiation à la pratique de la gravure est prévu le samedi 1 avril de 14h00 à 16h30 dans les locaux du conseil citoyen à La Fère. Il sera animé par Séverine RABOZZI, artiste graveur axonaise.

Il sera possible d’emprunter une œuvre gratuitement et de la garder chez soi durant un mois.
Pour plus de renseignements, rendez-vous au conseil citoyen à partir du 16 mars 2023.

Le musée sera donc une étape de ce parcours contemporain avec plusieurs œuvres de l’artothèque placées en regard de tableaux du musée.

Ce sera à découvrir aux horaires d’ouverture normaux du musée du 22 mars  au 14 avril 2023 !

Les Femmes du musée : la visite thématique du 8 mars

Officialisée par les Nations Unies en 1977, la Journée Internationale du Droit des Femmes trouve son origine dans les luttes des ouvrières et suffragettes du début du XXe siècle, pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote.
Fondée par une femme, la comtesse Gabriel-Uranie d’Héricourt de Valincourt au XIXe siècle qui choisit par testament de lui donner le nom de sa mère, le musée Jeanne d’Aboville s’inscrit dans cette manifestation en proposant le 8 mars 2022, une visite thématique sur le thème de la représentation féminine dans les arts. En revenant sur l’utilisation des figures féminines dans les œuvres des différentes écoles, la visite permettra d’avoir un aperçu des enjeux de la représentation des vices et vertus féminins par les peintres concourant à renforcer la vision acceptée par la société.
La visite sera également l’occasion d’évoquer le statut longtemps difficile de la femme-artiste, ou encore du rôle des collectionneuses et du mécénat au féminin.
En bref :
Visites guidées thématiques “Les Femmes du musée”
8 mars à 14h et 16h, durée : environ 45mn
Entrée au musée : 4€, exceptionnellement gratuit pour les femmes à cette occasion
Réservation conseillée au 03 23 56 71 91

Détail du mois de mars : peintre précieux, gros livre et vieille dame…

Le détail du mois de mars vous présente un intéressant petit panneau, intitulé « Intérieur hollandais avec vieille femme lisant » de Jacob van Spreeuwen. Né à Leyde vers 1609 ou 1610, Jacob van Spreeuwen y travaille toute sa vie. Ses derniers tableaux connus datent de 1658, la date de sa mort est incertaine.
L’influence du peintre Gerard Dou semble par contre essentielle dans sa production de scènes de genre dans le style des fijnschilders. Les Fijnschilders, parfois traduit en français par peintres précieux, sont les artistes hollandais qui, entre 1630 et 1710, se sont employés à représenter la réalité avec un maximum de précision.
La scène représente une femme assise sur une chaise basse qu’on trouvait généralement à proximité d’une cheminée pour en exploiter la chaleur. Le gros livre qu’elle tient sur ses genoux est sans doute un livre religieux même si les Hollandais avaient accès à d’autres lectures. Les femmes hollandaises sont alors parmi les plus lettrées d’Europe et même les filles des classes les moins aisées peuvent accéder à l’école, la maitrise des lettres et des chiffres étant nécessaire pour nombre de métiers exercés dans les Pays-Bas septentrionaux.
Si l’éducation a des vertus d’émancipation, le tableau est néanmoins nuancé par la présence, à l’arrière de la chaise, du rouet symbole du travail domestique féminin au sein des maisons.

Vous pourrez découvrir ce tableau des réserves durant la visite « les Femmes du musée » consacrée à l’iconographie féminine au sein des collections le 8 mars prochain. Petit bonus, cette visite est gratuite pour les femmes !

La chasse aux canards, de retour

Après un revernissage, l’huile sur bois la Chasse aux canards a retrouvé sa place dans les salles du musée. Cette oeuvre du rarissime Louwys Aernouts Elsevier, peintre de paysage du Siècle d’or, est originale par la présence de nombreuses espèces d’oiseaux soigneusement reproduites.