Détail du mois d’avril : roseau, Passion et mains…

Le détail du mois vous présente une copie sur bois d’Ecce homo, œuvre de Andrea Solario (1460 – 1524), sans doute exécutée par un artiste nordique du XVIe siècle. Si l’original se trouve au musée des Beaux-arts de Leipzig, d’autres copies, très proches de notre version sont visibles au musée de Dijon et au musée du Louvre.

Ecce homo est une expression latine signifiant « voici l’homme » qu’aurait employé Ponce Pilate pour désigner Jésus lorsque celui-ci est présenté à la foule, après sa flagellation. Il est alors représenté avec une cape, la couronne d’épine et un sceptre de roseau pour singer des attributs royaux, d’où provient la dénomination également de Christ au roseau.
L’utilisation d’un roseau n’est pas anodine car il renvoie à la présence de Dieu, et le bruissement du vent sur la végétation en était une manifestation auditive. C’est également un des outils de la Passion du Christ car les soldats romains le frappent avec ce sceptre dérisoire. La Passion est également évoquée par les traces laissées par la flagellation et les liens qui entravent Jésus.
Le Christ au roseau a été beaucoup représenté par les artistes de la Renaissance qui ont cherché à fixer une expression de tristesse et de renoncement, également perceptible par le langage corporel : les mains entravées figurent l’abattement.

Ce tableau, provenant des réserves, sera présenté exceptionnellement au mois d’avril, venez le découvrir !

Bon voyage Marie-Madeleine !

Madeleine en prière, Jan Massys
MJA 336 bois, 91 x 73

La somptueuse Madeleine repentante de Jan Massys est partie hier pour le musée San Domenico de Forli (Italie) pour l’exposition Marie-Madeleine, le mystère et l’image, du 27 mars au 10 juillet 2022 (MADDALENA. IL MISTERO E L’IMMAGINE).

Représentant flamand du courant maniériste à tendance fortement italianisante, Jan Massys dévoile ici son goût pour les visages de madones italiennes et l’influence de l’école de Fontainebleau par la solidité du corps.

Travaillant à Anvers dans l’atelier de son père Quentin Massys, il fut accusé d’hérésie et banni comme protestant en 1544. Il voyagea alors en Italie et en France pour ne revenir à Anvers qu’en 1558.

Ses thèmes de prédilection sont les peintures religieuses et mythologiques. Ici il représente Marie Madeleine lisant les Saintes Ecritures, elle est reconnaissable à ses attributs traditionnels, le pot de parfum qu’elle a déversé sur les pieds du Christ et la fleur de muguet, symbole de modestie. Les coloris sont éminemment nordiques par la gamme de bruns et de bleus qui rappelle la production de Joachim Patinier, alter ego de Durër en Flandre.

Bonne fête à toutes les Catherine !

En ce 25 novembre, nous fêtons les Catherine, en référence à la figure de Sainte Catherine d’Alexandrie.

Vierge et martyre qui aurait vécu aux IIIe et IVe siècles en Egypte, son culte fut très populaire au Moyen-Age, importé en Occident par les Croisés. Sa fête donne maintenant lieu à diverses célébrations populaires, dont celles des jeunes filles à marier, appelées les Catherinettes. Cette fête religieuse a disparu du calendrier romain en 1969, « en raison du caractère fabuleux de sa passion » et du doute qui pèse sur l’existence même de la sainte. Le thème inspira de nombreux peintres de la Renaissance italienne. Le musée possède plusieurs exemples intéressants présentant le moment de la vie de la sainte le plus intense, celui de son mariage mystique avec Jésus.

La légende de sainte Catherine d’Alexandrie

Cette légende nous est connue principalement par la Légende dorée de Jacques de Voragine.

Catherine serait née vers 290 dans une famille noble d’Alexandrie et reçoit une éducation soignée. Un jour, elle voit une séance d’apostasie (abandon et reniement de sa foi) de Chrétiens organisée par l’empereur Maxence ; elle s’adresse à lui et argumente dans un débat contre lui de façon remarquable où elle tente de convaincre l’empereur de l’existence du dieu unique des Chrétiens. Celui-ci constatant qu’il ne pourrait trouver de parade à la sagesse de Catherine convoque une assemblée de cinquante doctes grammairiens et rhéteurs.
Catherine, encouragée par un ange du Seigneur lui recommandant de résister avec constance, s’adresse à l’empereur devant les orateurs puis elle réussit à les faire taire par la pertinence de son argumentation, et à les convertir. L’empereur les fait aussitôt brûler au milieu de la cité. Séduit par sa jeunesse et son « incroyable beauté » l’Empereur lui propose une place dans son palais, en second rang après la reine. Elle répond : « Cesse de tenir de tels propos. Je me suis donnée comme épouse au Christ. Rien ne pourra m’éloigner de l’amour que j’ai pour lui. ». L’empereur la fait alors dévêtir, frapper à coups de croc de fer, et jeter dans une prison obscure sans alimentation pendant douze jours.
Le Christ envoie une colombe blanche qui nourrit la prisonnière « d’un aliment céleste ». À son retour, l’empereur lui propose une nouvelle fois d’être sa compagne, ce qu’elle refuse à nouveau. Un préfet conseille alors au roi un supplice féroce pour la vierge afin d’effrayer les autres Chrétiens. Quatre roues entourées de scies de fer et de clous doivent lui déchirer et broyer le corps. Alors Catherine pria le Seigneur de détruire cette machine. « Et voilà qu’un ange du Seigneur frappa et brisa cette meule avec tant de force qu’il tua quatre mille païens. »
L’empereur propose une dernière fois à Catherine de devenir son épouse. Elle refuse encore et il la condamne à être décapitée. Quand elle est conduite au lieu d’exécution, elle prie Dieu puis, quand elle est décapitée, du lait jaillit de son cou en guise de sang.
Alors des anges prennent son corps, l’emportent jusqu’au mont Sinaï, et l’ensevelissent avec beaucoup d’honneurs jusqu’à sa redécouverte au VIIIe siècle par des moines établis sur le Mont.

 

Sainte Catherine au musée

Le musée possède plusieurs représentations du mariage mystique de la sainte, en voici deux exemples puisés dans les collections italiennes :

PHOTO FRANCK BOUCOURT

Mariage Mystique de sainte Catherine
Biagio Pupini, dit Biagio delle Lame
(Bologne, actif 1511 – après 1575)

Peintre principalement actif à Bologne, il plane plusieurs zones d’ombre sur la vie de Biagio delle Lame. On lui connait néanmoins de nombreuses collaborations avec d’autres artistes et une place importante au sein de la guilde des peintres et sculpteurs de sa ville natale.
Si les visages et les mains aux longs doigts évoquent l’influence du peintre Le Parmesan, les figures ont surtout ici un usage symbolique, sainte Catherine, l’enfant Jésus et enfin saint Joseph, voient leurs têtes alignées dans une évocation des trois âges de la vie.
Le moment que présente le tableau est donc le mariage mystique avec le Christ, puisque Catherine a déclaré qu’elle lui était destinée. Il s’agit d’une élévation spirituelle, qui atteint une forme d’union avec le Christ assimilable à un mariage. Celui-ci est symbolisé par l’anneau que Jésus lui présente.

 

Musée Jeanne d’Aboville de la Fère, Hauts-de-France. MENTION OBLIGATOIRE: PHOTO FRANCK BOUCOURT

Mariage mystique de sainte Catherine
Girolamo da Santa Croce
(Santacroce, 1480 – Venise 1556)

Peintre vénitien du XVIe siècle, Girolamo fut un élève de Giovanni Bellini par lequel il acquit la maitrise du style Renaissance. S’il travailla principalement dans et autour de Venise, on trouve également trace de son oeuvre en Dalmatie, notamment un retable situé à l’église paroissiale de Blato (Croatie).
On voit généralement transparaitre dans les oeuvres de ce peintre l’influence de Bellini, dans ce tableau, on remarque plutôt sa volonté de se placer en suiveur d’un autre grand maitre vénitien en la personne de Titien. L’intégration de détails est inspirée des scènes pastorales de celui-ci : la vieille femme juchée sur sa mule à gauche et le vacher à droite, tous deux placés dans le paysage, créent un climat évocateur qui répond à l’aspect verdoyant de l’ensemble.
Les figures principales, la Vierge à l’enfant et Sainte Catherine, semblent quant à elles inspirées de travaux familiaux, Girolamo venant d’une famille de peintres bergamasques. Elles s’inscrivent dans un cadre représentatif typiquement vénitien.

Il y a 316 ans, la mort d’un Maître du Baroque

Il y a 316 ans jour pour jour nous quittait Cosimo Ulivelli (1625-1705), à Santa Maria a Monte, un petit village à côté de Pise.

Cosimo Ulivelli, élève du pisan Volterrano, réalise une grande partie de sa carrière à Florence. Peintre très actif en son temps et spécialiste du Baroque, on lui doit des décors de fresques d’églises florentines, comme le cycle des Sept Œuvres de miséricorde à l’Oratorio dei Santi Jacopo e Filippo. Il avait également participé à la décoration du plafond de la troisième galerie des Offices.

ACMHDF/FRANCK BOUCOURT

Le musée Jeanne d’Aboville possède de sa main un intéressant Enlèvement de Chloris. Les compositions mythologiques d’Ulivelli sont aujourd’hui plutôt rares, mais présentent, à l’image de cet enlèvement, un dynamisme renforcé par les lignes serpentines et les torsions montrant l’héritage de l’élégant maniérisme florentin du siècle précédent. Chloris, nymphe d’une grande beauté est emportée sur l’Olympe par le dieu Zéphyr, personnification du Vent d’Ouest. Elle devient son épouse et reçoit en cadeau de mariage le pouvoir de contrôler la floraison des fleurs du printemps. C’est alors que, devenue déesse, elle aurait pris le nom de Flore.

Ce tableau possède un exemplaire jumeau également de la main d’Ulivelli que vous pouvez retrouver au musée des Beaux-Arts de Dole. Les pigments mieux conservés de cette version montre que la robe de Chloris était rose…

Détail du mois de mai : 400e anniversaire, pyramide et bergère…

Le détail du mois est l’œuvre d’un artiste dont nous fêtons cette année le quadri-centenaire de la naissance : Jan Baptist Weenix (Amsterdam, 1621 – De Haar vers 1659/1661). Fils d’un architecte, Jan Baptist Weenix suit un apprentissage auprès du peintre Jan Christiaensz. Micker. Il se rend en Italie en 1643 où il travaille pour de grands commanditaires comme Giovani Battista Pamphili, le futur pape Innocent X. Après son retour aux Pays Bas vers 1647, il s’établit à Amsterdam puis Utrecht où il devient célèbre pour ses paysages fortement marqués par son voyage italien.

Le détail du mois s’inscrit dans cette veine italianisante et presque nostalgique avec une vue imaginaire mêlant divers monuments romains appréciés des peintres du XVIIe siècle. Le château Saint-Ange, dont la forme ronde est reconnaissable, et la pyramide de Cestius, un monument funéraire situé à Rome près de la porta San Paolo, un des édifices romains les mieux conservés à l’époque. Une bergère vient animer l’ensemble, surveillant des animaux, qui sont toujours présent dans les paysages de Weenix.

Ce détail vous a donné envie d’escapade italienne ? On vous donne rendez-vous, sous réserve de faisabilité bien sûr, le 29 mai 2021 à 17h pour On dirait le Sud, une conférence consacrée aux voyages italiens des peintres hollandais par l’historienne de l’art Eléonore Dérisson.

Et si on vous conviait à une promenade en Italie?

On dirait le Sud

L’Italie vue par les peintres hollandais dans les Collections du musée Jeanne d’Aboville

Conférence animée par Eléonore Dérisson

 

A l’occasion du 400e anniversaire de la naissance de Jan-Baptist Weenix, célèbre peintre hollandais de paysages italianisants dont le musée conserve un tableau, Eléonore Dérisson propose une conférence autour des œuvres néerlandaises de la collection inspirées par l’Italie. A partir de la Renaissance, ce pays apparait comme l’épicentre de la culture européenne et de nombreux artistes de l’école hollandaise s’y rendent pour s’inspirer des ruines antiques ou copier les grands maîtres, tandis que d’autres représentent dans leurs tableaux une Italie rêvée, sans jamais quitter les Pays-Bas. La conférence sera l’occasion de revenir sur les apports de ces voyages et leurs influences variées sur les thèmes et styles mis en œuvre par les artistes nordiques. Entre lumière méditerranéenne et évocations de la Rome antique, la peinture hollandaise a su réinventer l’art du paysage idyllique et pittoresque.

Eléonore Dérisson est historienne de l’art, chargée des collections à la Fondation des Artistes et spécialiste de la peinture hollandaise.

 

En bref :

La conférence se tiendra à l’espace Drouot, rue des Bigors à La Fère, le 29 mai 2021 à 17h.

Ouverture des portes à 16h30.

L’entrée est libre dans la limite des places disponibles et le port du masque est obligatoire durant toute la durée de la conférence.

Joyeux anniversaire il Padovanino !

Il y a 433 ans, naissait à Padoue le petit Alessandro Varotari, connu plus tard sous son nom d’artiste Il Padovanino. Fils de l’architecte et peintre Dario Varotari l’Ancien, il fut l’élève de son père, qui s’occupa de la formation de Chiara Varotari (1584 – 1663), sa sœur elle aussi peintre. Il fut par la suite élève d’un disciple de Titien, Damiano Mazza, et les peintures de ses débuts montrent l’influence du Maitre vénitien.

En 1614, il emménage d’ailleurs à Venise, mais voyage également à Rome à deux reprises (vers le milieu de l’an 1610 et en 1625), où il a été souvent employé dans la production de copies de grands tableaux des artistes de la Renaissance classique. Son style influencé par le maniérisme tardif cherche néanmoins l’inspiration dans la gamme chromatique propre à la peinture vénitienne et annonce le baroque.

Portrait gravé d’Alessandro Varotari paru dans Het Gulden Cabinet de Cornelis de Bie (1662)

Le musée possède un joli exemple de la production de ce peintre : l’Allégorie de la Charité. Le sujet allégorique est ici rendu à l’essentiel par un cadrage très serré et une gamme de couleurs limitée. La figure féminine allaite un enfant en même temps qu’elle joue avec un autre, plus âgé et juché sur ses épaules. Loin des codes qui prévalent dans ce genre de scène, la Charité de Padovanino est une célébration prosaïque de l’amour filial, inspirée sans doute des exemples vus durant ses voyages, notamment à Rome. Il a traité à diverses reprises ce thème.

Il meurt à Venise en 1648, s’affirmant jusqu’au bout comme un continuateur du Titien.

L’œuvre est actuellement en dépôt à la Préfecture de l’Aisne.

Dernier détail du mois de l’année : Saint Jean et Jésus

Le détail du mois de décembre présente une œuvre plutôt rare, un tondo, que l’on doit à un peintre anonyme, connu sous le nom de maître du tondo Campana. Un tondo est un terme italien désignant une peinture de forme ronde, celui-ci représente la Sainte famille en adoration devant l’enfant Jésus.

Le maître du tondo Campana était a priori un peintre florentin, qui travailla dans l’atelier du Pérugin, célèbre artiste de la Renaissance, qui fut le maître de Raphaël. En effet, il est documenté que le Pérugin, alors à la mode, aurait loué un atelier, une bottega, à la fin du XVe siècle dans la ville de Florence, produisant principalement de la peinture dévotionnelle. 

Le tableau de La Fère illustre l’influence du Pérugin par sa manière douce et élégante, qui reprend des motifs mis au point par le chef de l’atelier.
Le détail vous dévoile une représentation de saint Jean-Baptiste, en adoration devant l’enfant Jésus. Jean-Baptiste est souvent représenté en compagnie de Jésus car la tradition en fait des cousins. Pour l’identifier, le peintre l’a vêtu de son habit d’ascète qui symbolise sa vie en tant qu’ermite, ainsi qu’un bâton crucifère renvoyant à la future crucifixion de Jésus dont Jean a eu la prémonition. Il faut aussi préciser que ce saint était fort populaire à Florence, puisqu’il était un des saints patrons de la ville.
Ce tableau, restauré en 2017, a fait l’objet au mois de novembre d’un nouveau système de fixation pour pouvoir être présenté au public dans de bonnes conditions. Vous pourrez bientôt le redécouvrir au musée Jeanne d’Aboville ! L’équipe vous souhaite une belle fin d’année.

Il y a 342 ans nous quittait Karel Dujardin…

Ce paysage est peint par Karel Dujardin. 

Artiste accompli du Siècle d’Or hollandais, il est principalement connu pour ses paysages italianisants, mais a également réalisé des portraits, des bambochades, des scènes historiques et des gravures. Il commence la peinture auprès de son père, Guilliam Du Gardin, puis devient probablement l’élève de Nicolaes Berchem. Il entame ensuite des années de voyage, l’Italie autour de 1646, Lyon entre 1648 et 1649, Paris, où il se marie en 1650 puis revient en 1651, dans sa ville natale, à Amsterdam. Ces voyages lui permettent de développer sa technicité et son œil : ses paysages maladroits deviennent plus équilibrés et minutieux, néanmoins ses personnages sont parfois assez flous. Il côtoie également Paulus Potter dont c’est l’anniversaire aujourd’hui ! Sa technique se retrouve grandement dans les œuvres de Dujardin : la chaleur représentée avec des couleurs brillantes et de nombreux contrastes d’ombre et de lumière. Notre œuvre est quant à elle vraisemblablement réalisée à la fin de sa carrière suite à son dernier voyage en Italie entrepris en 1675. Karel Dujardin embarque à Amsterdam, longe les côtes atlantiques et méditerranéenne avant de rejoindre Rome en 1678. Il réinvente son style, les teintes sont plus sombres, les bruns dominent la campagne romaine rehaussée par quelques touches de couleurs vives notamment sur les personnages. Il meurt à l’apogée de son art à Venise, le 20 novembre 1678.

Le musée est à présent sur Youtube !

Pour rester en contact avec le musée même pendant le confinement, l’équipe a le plaisir de vous annoncer l’ouverture de sa chaîne Youtube !

Nous allons vous proposer de manière hebdomadaire durant le mois de novembre une vidéo vous dévoilant l’une des peintures présentée dans la cadre de l’exposition “la Peinture dévisagée”, pour en rater aucune de ces vidéos, n’hésitez pas à vous abonner à la chaîne et partager son contenu !

Pour cette première vidéo, on vous propose de découvrir un Portrait de vieille femme, faisant fortement penser à une sorcière de conte de fée… Halloween n’est pas si loin après tout ! Ce tableau est un inédit des réserves, dévoilé exceptionnellement à l’occasion de l’exposition la Peinture dévisagée !

Nous vous demandons votre indulgence concernant la qualité du film, l’équipe du musée est débutante dans ce domaine.

Crédit musique : Silence Await, Analog By Nature