Détail du mois de juin : bouffon, thyrse et carreau de pavement…

Le détail du mois est exposé dans la nouvelle présentation des pièces archéologiques du musée et n’était pas exposé auparavant. Il provient d’éléments de pavements, qui ont été trouvés dans les remblais de l’ancien cimetière de la Collégiale Saint-Montain de La Fère.
Les pavements de carreaux décorés glaçurés sont une création typiquement médiévale qui s’est répandue de manière importante durant le XIIe siècle à la fois en France et en Angleterre. Ce carreau date pour sa part du XVe siècle.
Le personnage représenté évoque sans doute la figure d’un bouffon, avec un bonnet avec des oreilles animales factices et un thyrse, grand bâton évoquant un sceptre souvent orné de feuilles de lierre et surmonté d’une pomme de pin, qu’on fabriquait pour les fêtes populaires.
Pour découvrir l’ensemble de cette pièce, venez la découvrir au musée Jeanne d’Aboville dans la nouvelle présentation de la section archéologique !

Un calendrier culturel malmené par le confinement…

Les temps sont toujours incertains pour le musée Jeanne d’Aboville de La Fère et nous ignorons toujours, comme la plupart des établissements culturels, la date de notre réouverture. Dans ces conditions, il est difficile de se projeter concernant la calendrier culturel du musée.

L’équipe du musée s’est donc douloureusement résolue à aménager le calendrier culturel du musée en procédant à l’annulation ou au report de plusieurs de nos activités du printemps et de l’été :

La conférence consacrée aux natures mortes de fleurs du 2 mai est annulée sans surprise, car le confinement sera encore en cours. Elle sera sans doute reprogrammée en 2021 pour intégrer un programme d’activités en projet sur le sujet.

La Nuit des Musées a été reportée au niveau national au 14 novembre 2020.

L’exposition « Confrontation/Inspiration » de l’artiste Gabriel Martinet au musée qui devait démarrer début juin au musée va être reportée en 2021, nous sommes actuellement en discussion avec l’artiste pour assurer des conditions optimales à la tenue de l’exposition.

Les Journées de l’Archéologie les 20 et 21 juin n’ont pas encore été reportées au niveau national, mais l’organisation étudie actuellement toutes les solutions qui seraient envisageables et possibles pour maintenir ces journées sous une autre forme. L’équipe du musée s’est d’ores et déjà résolue à annuler les conférences qui devaient égayer ce week-end, mais n’exclut pas de participer sous une forme numérique.

Les animations de l’été sont également annulées : même si le musée rouvre, l’équipe a choisi de ne pas proposer d’escape-game cet été à cause des soucis sanitaires que pourrait causer la manipulation des objets nécessaires à l’escape-game par les équipes successives. De même, pour éviter les attroupements, le musée ne proposera pas de visite guidée les samedis de cet été.

La tenue des visites sur les peintures consacrées à la Vierge Marie pour le 15 août n’est pas encore prononcée, mais si elles devaient être maintenues, elles seront démultipliées pour s’effectuer en très petits groupes.

 

L’équipe du musée espère un retour à un fonctionnement normal pour l’Automne, et n’a pour le moment pas remis en cause sa participation aux Journées du Patrimoine en septembre.

Nous travaillons d’ailleurs actuellement sur la mise en place de l’exposition thématique qui sera lancée à cette occasion consacrée à l’Art du Portrait.

Le musée reste néanmoins actif et présent sur ici et sur les réseaux sociaux, donc n’oubliez pas de nous suivre sur ces différents supports !

Une application antique des gestes-barrières…

Notre salle d’archéologie comprend de nombreux petits trésors ! Le plus remarquable est évidemment le Crupellarius. Cette statuette en bronze du Ier siècle après J-C représente un gladiateur gaulois. Connu seulement via les textes de Tacite, sénateur et historien romain né en 58 et morts vers 120 après J-C, il n’en existe aucune autre représentation connue.
Ce texte concerne la révolte de Sacrovir, la dernière révolte gauloise au Ier siècle, « y ajoute des esclaves destinés à la gladiature qui selon la mode du pays, étaient entièrement bardés de fer, on les appelle « crupellaires »; malhabiles à porter des coups, ils sont à l’abri dans recevoir ».
Ce gladiateur est harnaché d’une armure en fer intégrale et d’un casque dans lequel se trouve juste des trous d’aérations. Cet ensemble est évidemment peu fonctionnel : le Crupellarius ne combat que très peu car à la moindre chute, il ne pouvait se relever, son armure étant beaucoup trop lourde.

Le crupellarius de Versigny lors de sa sortie de vitrine

Le crupellarius a été trouvé lors des fouilles du fanum, petit temple gallo-romain, de Versigny à la fin des années 70.

Pour ce nouveau défi, nous vous proposons de faire revivre une ambiance d’arène gallo-romaine et de mettre en scène un combat, avec des playmobil, des petits soldats, ou encore des lego…

#culturecheznous #EvARTdezVous #archéologie #histoire #gladiateur #imagination

Fermeture de la section d’archéologie

La salle d’archéologie  est actuellement fermée au public car elle fait l’objet d’une refonte de sa muséographie.

A redécouvrir bientôt pour voir la présentation des objets rajeunie et de nouvelles pièces en provenance des réserves exposées pour la première fois !

Bilan de l’année : l’Archéologie (3/4)

Chaque dimanche du mois de décembre, nous revenons sur un temps fort pour le musée cette année.


L’exposition temporaire « les matières du Temps » au musée du Louvre-Lens a accueilli le fameux Crupellarius de notre collection archéologique. Nous avons fêté son retour en juin à l’occasion des Journées nationales de l’Archéologie avec une conférence « Crupellarius et autres gladiateurs : petit détour chez les dieux de l’arène ».

L’archéologie sera de nouveau à l’honneur en 2020 avec le réaménagement de l’espace archéologique du musée et de nouvelles activités pour découvrir les vestiges de notre Passé…

 

Détail du mois de juin 2019 : un fossile d’ammonite

Le détail du mois de juin vous présente le fossile d’un animal aujourd’hui disparu mais qui a été présent dans les océans durant des millions d’années : l’ammonite. Il s’agit d’une espèce de mollusque céphalopode (qui a des tentacules reliés à sa tête) à la coquille enroulée, qui pouvait mesurer de quelques millimètres à deux mètres de diamètre.
Espèce très répandue dans les océans, le fossile ici présenté sert souvent de marqueur chronologique car il permet de dater aisément les couches de sol dans lesquelles il se trouve. Connus depuis l’Antiquité, les fossiles d’ammonites doivent leur nom au fait qu’ils évoquaient pour les hommes d’alors des cornes de béliers. Pline l’Ancien parle d’Ammonis cornua (corne d’Ammon) à leur propos parce que le dieu égyptien Ammon était généralement représenté portant des cornes de bélier.
Vous pouvez découvrir ce fossile dans son intégralité à l’occasion des Journées de l’Archéologie les 15 et 16 juin où il sera exposé avec d’autres pièces inédites des réserves ! On vous propose à cette occasion de suivre une conférence le dimanche 17 juin à 16h, animée par François Duchaussois, secrétaire de la Société Laonnoise et Axonaise de Paléontologie pour mieux connaitre les fossiles !

Les Journées nationales de l’Archéologie au musée

Surtout connu pour son impressionnante collection de peintures du XVe au XIXe siècle, le musée Jeanne d’Aboville comprend également un petit département d’archéologie locale couvrant une large période de la Préhistoire au Moyen-Âge.

Les Journées nationales de l’Archéologie, les 15 et 16 juin prochains, sont l’occasion de mettre en lumière ce patrimoine local qui enracine davantage le musée dans la ville et la région. La salle d’archéologie sera donc en accès libre et gratuit ces jours et des pièces des réserves seront exceptionnellement exposées pour l’occasion.

 

Le musée vous propose également en cette occasion de profiter de deux conférences gratuites au musée :

Le samedi 15 juin à 15h : « Crupellarius et autres gladiateurs : petit détour chez les dieux de l’arène »

Crupellarius en bronze, fouilles de Versigny, Ier siècle

Pour fêter le retour de son fameux gladiateur gaulois dans les collections après l’exposition « les Matières du Temps » au Louvre-Lens, le musée vous propose une petite intervention du guide pour revenir sur l’histoire de la gladiature et replacer le crupellarius parmi les différents types de combattants qui s’affrontaient dans l’arène.

 

Le dimanche 16 juin à 16h : « Paléontologie en terre axonaise, plongée dans la mémoire de sous-sols »

Animé par François Duchaussois, secrétaire de la Société Laonnoise et Axonaise de Paléontologie

Discipline à part entière et voisine par plusieurs aspects de l’Archéologie, la Paléontologie fait une petite incursion au musée grâce la Société Laonnoise et Axonaise de Paléontologie.

En se basant sur quelques fossiles tirés des réserves qui permettent de poser plusieurs jalons chronologiques, François Duchaussois mettra en exergue les différents écosystèmes qui se sont développés sur le territoire actuel à travers les âges et les problématiques, très actuelles, qui en découlent.

 

En bref, infos pratiques :

Entrée gratuite en salle d’archéologie les samedi 15 et dimanche 16 juin 2019 de 14h à 17h30.

Conférence à 15h le samedi 15 juin : « Crupellarius et autres gladiateurs : petit détour chez les dieux de l’arène » (durée : environ 30 mn)

Conférence à 16h le dimanche 16 juin, animée par François Duchaussois, secrétaire de la Société Laonnoise et Axonaise de Paléontologie  : « Paléontologie en terre axonaise, plongée dans la mémoire de sous-sols » (durée : environ 1h)

Pour des raisons de sécurité, la Collection de peinture ne sera pas accessible à cette occasion.

Le détail du mois de janvier : le casque du Crupellarius !

Le détail du mois de janvier, vous présente un détail de la statuette de crupellarius (gladiateur celtique) que possède le musée dans sa section d’archéologie. Le crupellarius est une représentation unique d’un gladiateur combattant « à la gauloise », protégé par une lourde armure.

Le détail vous présente la tête de ce combattant, entièrement prise dans un casque cylindrique avec des trous d’aération. Son champ de vision semble très limité, le faisant entrer dans la catégorie des andabatae (type de gladiateur qui combat sans rien voir), connus par des textes d’époque républicaine.

On voit également le haut de ses épaules, protégées par des lames de métal superposées, qui renvoient à la structure de la cuirasse articulée employée par les légionnaires romains, la lorica.

Pour découvrir l’ensemble de l’œuvre, il faudra vous rendre au Louvre-Lens, où le crupellarius est présenté dans l’exposition « les Matières du Temps » jusqu’au 20 mai 2019 !

Départ en exposition du Crupellarius de Versigny

La semaine dernière, un objet de la collection archéologique est parti en exposition : il s’agit de la figurine en bronze de crupellarius (gladiateur celtique), qui a été sélectionné pour faire partie de l’exposition temporaire « les matières du Temps » qui va avoir lieu dans le Pavillon de verre du musée du Louvre-Lens du 4 décembre au 20 mai 2019. Cette exposition rassemblera un florilège du patrimoine archéologique régional, depuis l’Âge de pierre jusqu’à la période contemporaine.

Le crupellarius de Versigny lors de sa sortie de vitrine

Cette statuette en bronze découverte lors de fouille à Versigny en 1974 a été choisie car elle est extrêmement rare, elle est même un objet sans équivalent aujourd’hui car elle représente un personnage connu par les textes mais dont on a aucune autre représentation.

Les fouilles où cet objet fut mis au jour sont appelées les fouilles des Longues-Tailles, selon le nom du lieu-dit. L’emplacement fouillé correspond à un fanum gallo-romain (petit temple de tradition indigène entouré d’un petit porche) dont les différentes couches archéologiques attestent d’une activité entre les Ier et IIe siècles. Le petit bronze fut trouvé sous le premier sol attestant sa datation au premier siècle.

La statuette représente un homme entièrement cuirassé par une carapace articulée, mains et pieds compris, la tête prise dans un casque cylindrique avec des trous d’aération. Le crupellaire présente la particularité d’être si lourdement armé qu’il ne peut pas se relever s’il tombe, ce qui lui fait perdre le combat pratiquement à coup sûr.