ANIMAL ! Cycle autour de la représentation animalière

Du 13 juin au 4 juillet
ANIMAL ! Cycle autour de la représentation animalière au musée Jeanne d’Aboville

-13 juin : visite guidée : les animaux de l’espace d’archéologie, dans le cadre des Journées Européennes de l’Archéologie
En partant des mammouths laineux jusqu’aux chats facétieux qui laissent leur empreintes dans l’Histoire, une visite à la rencontre des animaux des collections archéologiques.
14h30, durée : environ 30 minutes, réservation conseillée. Entrée 4 €

-20 juin : visite guidée : les animaux dans les peintures du musée Jeanne d’Aboville entre symbolisme et naturalisme
Les représentations animalières sont nombreuses dans les collections beaux-arts du musée : entre animaux domestiques, exotiques et fantastiques, les choix des artistes révèlent la complexité du rapport qui unit l’Homme à la faune dans les sociétés de l’époque moderne.
14h30, durée : environ 40 minutes, réservation conseillée. Entrée 4 €

-4 juillet : Bestiaire médiéval avec l’ensemble musical Arcambole
15h : Visite-concert au musée autour du bestiaire
Les musiciens de l’ensemble de musique médiévale Arcambole vont mettre en musique les représentations d’animaux visible dans les collections du musée lors d’une visite-concert inédite !
Sur réservation uniquement auprès du musée au 03 23 56 71 91 ou via musee-daboville@ville-lafere.fr, durée : environ 1h, entrée 5 €

Nouveau départ en restauration pour une œuvre inédite des réserves !

Ce mardi 12 mai, une grande toile d’un mètre cinquante de haut a été sortie précautionneusement des réserves du musée Jeanne d’Aboville pour prendre la route de l’atelier de restauration. En effet, la Municipalité de La Fère, soucieuse de l’entretien des collections de son musée poursuit la politique de restauration qui est celle de l’établissement depuis treize ans avec des peintures inédites mises en valeur, comme celle-ci qui n’a pas été présentée au public depuis plusieurs dizaines d’années.

Un sujet énigmatique et une attribution compliquée

Autoportrait de Salvator Rosa, conservé à la National Gallery de Londres

Initialement attribuée à Salvator Rosa, artiste napolitain du XVIIe siècle, cette toile correspond par sa thématique aux motifs chers à Rosa, qui aime développer des paysages rocheux tourmentés et presque fantastiques. Néanmoins cette attribution a pu être remise en cause lors d’une étude plus poussée du sujet et il s’agirait plutôt d’une copie ancienne d’un original de Rosa dont on connait au moins une version conservée au Musée départemental d’art ancien et contemporain d’Epinal.
Le nettoyage et une meilleure lisibilité de la toile pourra peut-être permettre de mieux connaitre la main qui l’a produite.
Le sujet de la toile reste également sujet à débat : un ermite placé au centre du paysage rocheux lit calmement face à un monstre, proche d‘un dragon par l’apparence. Cette représentation peut faire allusion à la vie d’un saint sauroctone (qui dompte ou tue des monstres), dont l’identité n’a pour le moment pas été trouvée. L’œuvre peut également faire référence à un récit épique médiéval ou de la Renaissance.

Un état de conservation préoccupant


Entreposée dans les réserves, l’état de conservation de cette œuvre a été jugé mauvais lors du récolement décennal, l’inventaire des collections effectué tous les dix ans. Ne possédant pas de cadre et malmené durant les évacuations des collections lors des deux dernières Guerres mondiales, il présente des petits accidents et des usures importantes sur ses bords. Ces bords ont été repris par des repeints qui débordent sur la matière originale et qui ont considérablement noircis avec le temps : associé à un vernis très oxydé, ces interventions ultérieures rendent le tableau difficilement lisible aujourd’hui.
Deux restauratrices vont intervenir sur les prochains mois au chevet de cette œuvre, à la fois pour traiter son support, la toile, et également traiter la couche picturale. Le tableau fera également l’objet d’un nouvel encadrement à son retour de restauration.

Rendez-vous dans quelques mois pour découvrir la peinture métamorphosée !

Trait Portrait : un cycle autour du portrait en partenariat avec la Micro-Folie de Tergnier

On vous propose un nouveau cycle en lien avec la médiathèque L’Oiseau-Lire et la Micro-Folie de Tergnier autour de la notion de portrait en février !

En voici  le programme :

  • mercredi 4 février 10h et 14h à la Micro-Folie de Tergnier : présentation de portraits des collections numériques de la Micro-Folie

Gratuit, accessible aux perosnnes à mobilité réduite

 

  • 11 février à 18h15 : Conférence sur l’art du portrait dans l’art classique à la Micro-folie de Tergnier
    Le directeur du musée de La Fère en partenariat avec le Micro Folie vous convie à une conférence gratuite où il interrogera la notion de portrait dans l’art classique.
    Réservation conseillée, gratuit, durée : 1h environ
    Accessible aux personnes à mobilité réduite
    Une exposition de panneaux sur les portraits de la Collection du musée de La Fère sera présentée tout le mois de février dans la médiathèque de Tergnier.

 

  • 14 février, 14h30 : Les portraits du musée : des visages, des histoires
    A l’occasion de cette visite sur le portrait en partenariat avec la Micro-Folie de Tergnier, le musée Jeanne d’Aboville vous dévoile ses portraits, dont certains inédits en provenance des réserves !
    Le samedi 14 février à 14h30 au musée Jeanne d’Aboville, durée : 1h environ, 4€, réservation conseillée, non-accessible aux personnes à mobilité réduite

La mort à Venise pour Karel Dujardin

Le 20 novembre 1678, le peintre Karel Dujardin mourait à Venise.
Artiste accompli du Siècle d’Or hollandais, il est principalement connu pour ses paysages italianisants, mais a également réalisé des portraits et des gravures. Il commence la peinture auprès de son père, Guilliam Du Gardin, puis devient probablement l’élève de Nicolaes Berchem. Il entame ensuite des années de voyage, l’Italie autour de 1646, Lyon entre 1648 et 1649, Paris, où il se marie en 1650 puis revient en 1651 à Amsterdam, sa ville natale. Ces voyages lui permettent de développer sa technicité et ses paysages évoluent vers des compositions équilibrées.
L’œuvre de Karel Dujardin conservée au musée Jeanne d’Aboville est vraisemblablement réalisée à la fin de sa carrière lors de son ultime voyage en Italie, entrepris en 1675. Karel Dujardin embarque à Amsterdam, longe les côtes atlantiques et méditerranéennes avant de rejoindre Rome en 1678. Il réinvente son style, les teintes sont plus sombres, les bruns dominent la campagne romaine rehaussée par quelques touches de couleurs vives notamment sur les personnages. Il meurt à l’apogée de son art après avoir atteint Venise.