Suite du programme du Bling Bling Summer…

Le Bling Bling Summer continue !

Samedi 6 août, on vous propose un atelier de tissage gallo-romain, c’est uniquement sur réservation et il reste des places ! De 10h à 12h, un atelier familial adapté aux enfants, l’après midi, ce sera plutôt un atelier grand public pour adultes et ados de 14h à 16h.

Il y a également la visite thématique consacrée à la représentation des vêtements dans la collection : la Fashion visit’ vous est proposée à 14h30 les 13, 20 et 27 août, c’est également sur réservation !

Enfin le premier week-end de septembre aura lieu le second atelier consacré à la coiffure romaine, le 3 septembre  de 14h à 16h, venez découvrir les secrets de beauté des (Gallo-)Romaines !

Une artiste randonneuse sur la Via Francigena s’arrête au musée

L’artiste plasticienne Siloé va faire route vers La Fère durant une randonnée le long de la Via Francigena. La Via Francigena (ou la « voie qui vient de France ») est un ancien chemin de pèlerinage vers Rome remontant au Moyen Âge. À l’instar du chemin de Compostelle, c’est une importante voie de pèlerinage qui s’est ouverte peu à peu à un large public, avec une reconnaissance par le Conseil de l’Europe comme « grand itinéraire culturel du Conseil de l’Europe ». La Fédération Française de Randonnée Pédestre vient d’en terminer le balisage.

photo : siloe-elise.fr ©

Durant son périple, Siloé va faire halte notamment au musée Jeanne d’Aboville le 30 juillet où elle proposera un impromptu artistique gratuit et ouvert à tous de 16h15 à 17h30.  Lors de cet impromptu, elle vous initiera à la construction de coiffes réalisées avec des éléments végétaux glanés aux alentours.

Pour découvrir un peu plus la démarche de l’artiste, vous pouvez visiter son site internet, et vous pourrez également suivre son périple sur Instagram : @siloe.elise

 

Pour info, voici les autres lieux où l’artiste posera son sac  :

1/ ST QUENTIN : Le Parc d’Isle au coeur de Saint-Quentin.
Le mardi 26 juillet 2022 à 15h – Thème : « Balisages »
2/ SERAUCOURT-LE-GRAND : Les étangs de pêcheurs : Le Domaine de l’Arc en ciel
Le vendredi 29 juillet 2022 à 14h – Thème : « Apats »
3/ LA FERE : Musée Jeanne d’Aboville via “Le chemin des écoliers”.
Le samedi 30 juillet 2022 à 16h15 – Thème : « Coiffes végétales »
4/ ST NICOLAS AUX BOIS : Forêt Nationale de ST GOBAIN, Abbaye de Saint-Nicolas-aux-Bois.
Le lundi 1 août 2022 à 11h – Thème : « Collections »
5/ LAON : Promenade de la Couloire Lavoir de Laon Ville Haute.
Le mercredi 3 août 2022 à 11 h – Thème : « Ville minérale – Ville végétale »
6/ LAON : Promenade de la Couloire Lavoir de Laon Ville Haute. L’AONTRAIDE ESPACE CULTUREL AUTOGÉRÉ
Le vendredi 5 août 2022 à 14h – Thème : « Le Bourdon du pèlerin »
7/ NEUVILLE-SUR-AILETTE – La Voie Verte
Le dimanche 7 août 2022 à 11h – Thème : « Onde de nature oscillatoire »
8/ BOUCONVILLE-VAUCLAIR : ABBAYE DE VAUCLAIR : Arboretum et jardin de
plantes médicinales.
Le mardi 9 août 2022 à 15h – Thème : « Panoplie médicinale »
9/ CORBENY détour via le Chemin des Dames : Tour observatoire du Chemin des Dames à CRAONNE.
Le jeudi 11 août 2022 à 11h – Thème : « Installation filaire »
10/ BERRY AU BAC : Les berges du canal à la Communauté Emmaüs Berry au bac.
Le samedi 13 août 2022 à 15h – Thème : « Amoncellement »

L’été s’annonce frivole au musée !

Retrouvez le programme complet des animations estivales du musée sur le page consacrée au Bling Bling Summer en cliquant sur l’affiche !

Les réservations pour les ateliers sont officiellement ouvertes ! Attention les places sont limitées !

Une restauration en vue…

Les restauratrices de tableaux Angélique Bigolet et Juliette Mertens sont passées au musée pour examiner un de nos triptyques, intitulé l’Adoration des mages de l’atelier de Pieter Cocke van Aelst (1502 à Alost – 1550 à Bruxelles).

Ce tableau présente des désordres et des fissures qui ont besoin  d’être traités et les deux restauratrices sont venues l’observer pour proposer des solutions en vue d’une restauration l’année prochaine.

Angélique Bigolet a procédé à des essais sur le tableau pour connaitre la nature des vernis et des repeints.

Une fissure évolutive dans le panneau droit va nécessiter un traitement du support, préconisé par Juliette Mertens, spécialiste des tableaux sur bois.

Affaire à suivre pour ce primitif flamand…

 

Le musée passe à table

Le musée passe à table,

Après-midis consacrées à l’Histoire de la Cuisine

Dans le cadre de l’événement régional MuséoSciences, le musée Jeanne d’Aboville propose une exposition sur les natures mortes représentant de la nourriture et à cette occasion a convié Fabian Müllers à confronter les tableaux à l’expérimentation culinaire.
Gourmet gourmand, Fabian Müllers est historien de l’Alimentation (Université de Tours), chercheur associé au Programme CoReMA (Corpus des Recettes culinaires du Moyen Âge) et directeur du collectif “Cuisine Historique “.
Spécialisé dans l’interprétation des Recettes culinaires du passé, alliant recherche scientifique et cuisine, on peut habituellement le rencontrer au Musée Arkéos, où il s’occupe notamment de la Taverne Médiévale, somptueux édifice en bois, unique au monde.

Présent au musée Jeanne d’Aboville les 30 octobre et 13 novembre, il sera mis au défi par les équipes du musée de réaliser des Recettes historiques du passé, inspirées par les natures mortes d’hospitalité présentées dans l’exposition.
Un voyage passionnant mêlant histoire, art et gastronomie.

En bref :
Le musée passe à table, animations autour de la cuisine historique par Fabian Müllers au musée Jeanne d’Aboville, à La Fère
30 octobre et 13 novembre 2021 de 14h à 17h30
Entrée gratuite en continu dans la limite des capacités de l’établissement, présentation obligatoire du pass sanitaire pour accéder au musée.

Détail du mois de juillet : un retour de chasse arrosé…

Le détail du mois de juin est extrait d’une nature morte au lièvre, sans doute réalisée par un suiveur de Claude François Desportes, peintre français du début du XVIIIe siècle. Le détail s’attarde sur l’arrière-plan où l’on trouve le roboratif en-cas d’un chasseur, constitué de vin rouge, de vin blanc, de saucisson, de pain et d’une large tranche de fromage.

Apparentée aux scène de cuisine et au motif du garde-manger, la nature morte de chasse est l’occasion d’une caractérisation sociale qui servent les intérêts princiers et aristocratiques, en renvoyant au privilège du droit de chasse. Ces natures mortes sont généralement de grand format et destinées à des palais, ou du moins des intérieurs spacieux.

Si le pain et le vin peuvent renvoyer à l’eucharistie, il s’agit ici de fêter plus prosaïquement la nourriture paysanne, acceptable dans le contexte d’un retour de chasse dans une arrière-cuisine, mais qui ne pourrait être présenté sur une table de château, où fromage et cochonnailles sont considérés comme trop rustre pour les estomacs délicats de la noblesse. Les mets transformés peuvent néanmoins avoir une signification spirituelle, car ils sont issus de l’élevage et de l’agriculture, travail obligé d’Adam après le péché originel alors qu’auparavant il lui suffisait de cueillir les fruits du paradis.

Vous pouvez découvrir cette peinture restaurée à l’occasion de l’exposition Instants suspendus, regards sur la nature morte, vous pourrez également participer aux ateliers photos pour découvrir ce genre autrement et composer votre propre nature-morte ! Attention, c’est sur réservation et les places sont limitées !

Un été photogénique au Musée !

 

Dans le cadre de l’exposition Instants suspendus, le musée Jeanne d’Aboville de La Fère continue son exploration des différentes disciplines artistiques : après le théâtre avec la troupe Hymnalaya, c’est la photographie qui rencontre la peinture durant l’été à La Fère.

En effet, le club photo le Zoom laonnois va proposer un atelier photo sur la création de nature morte photographique à plusieurs occasions durant l’été pour inciter les visiteurs à devenir des créateurs de nature morte du XXIe siècle en préférant l’appareil photo aux pinceaux ! Se déroulant sur réservation uniquement et en petits groupes, ces visites-ateliers seront l’occasion de découvrir à travers l’exposition cet art, plus compliqué qu’il n’y parait, avant de composer sa propre nature morte et l’immortaliser sur papier glacé !

A l’issue d’une découverte de l’exposition où les grands principes de la nature morte seront évoqués, des objets typiques des peintures classiques seront mis à disposition du public pour composer leur propre nature-morte. Les apprentis photographes sont néanmoins incités à apporter un ou des objet(s) personnel(s) à intégrer à leur composition pour les rendre plus originales. L’atelier s’adresse à tous, à partir de 12 ans (les mineurs doivent être accompagnés).

Ces visites ateliers seront proposés uniquement sur réservation les 3 juillet, 17 juillet, 7 août, 21 août 2021 de 14h à 17h. Pour réserver, il faut appeler auprès du musée au 03 23 56 71 91.

Le tarif est de 5 € pour assister à l’atelier, une gratuité exceptionnelle est proposée le 3 juillet pour la première date. Places limitées !

Remaniement du calendrier culturel 2021 du musée

La prolongation de la fermeture des lieux publics, en particulier des lieux culturels, impacte la programmation 2021 du musée Jeanne d’Aboville. L’équipe reste mobilisée néanmoins pour offrir dès qu’elle le pourra des animations de qualité visant à mettre en lumière la riche collection d’Héricourt de Valincourt, dont elle est la gardienne.

Pour permettre aux animations de se dérouler dans la sérénité, quelques aménagements ont d’ores et déjà été prévus :

– L’exposition Confrontations/Inspiration de l’artiste Gabriel Martinet, qui devait ouvrir courant mars, va être repoussée à l’année 2022. Si l’équipe regrette de retarder cette incursion de l’art contemporain au sein de son musée classique, c’est avant tout pour permettre à cette exposition de se tenir dans de bonnes conditions, avec une fréquentation à la hauteur de la qualité du travail de l’artiste, et qui permettra une véritable médiation autour de l’événement, pour le grand public et pour le public scolaire.

L’exposition la Peinture dévisagée a vu sa durée réduite à peau de chagrin avec le second confinement et se retrouve prolongée jusqu’au 31 mai 2021, pour donner l’occasion au public de la découvrir avant décrochage. Au programme plusieurs portraits inédits sortis des réserves pour l’occasion ! Elle sera visible dès la réouverture du musée.

– L’événement théâtral de la Compagnie Hymnalaya pour le Printemps des Poètes, qui devait avoir lieu en mars, a été malheureusement annulé : vous pourrez retrouver la troupe en deux autres occasions cet été.

– Si les événements de mai sont pour le moment maintenus, ils seront suspendus aux décisions gouvernementales, concernant les rassemblements : Nuit des musées et conférence dans l’expectative.

– L’exposition Instants suspendus qui débutera en juin, en collaboration avec les musées de Saint-Quentin, et les animations estivales qui en découlent sont pour le moment maintenues dans la forme annoncée par le calendrier culturel.

Le musée reste fermé au public, dans l’attente d’une autorisation de réouverture. L’équipe ne manquera pas de vous tenir informée des suites bien sûr. Le public peut comme d’habitude retrouver le musée sur le web et les réseaux sociaux qui sont régulièrement mis à jour : détail du mois, anniversaire d’artiste, tableaux inédits… Découvrez le musée autrement !

Une tabagie

Ce tableau est décrit comme un Intérieur de taverne du XVIIe siècle, peint par un peintre flamand anonyme, qui gravitait sans doute autour de l’atelier bruxellois de David Teniers le Jeune (1610-1690). En effet, Tenier est le plus connu des peintres de genre de son époque, il a particulièrement développé le genre paysan, dont les scènes de taverne, créant de véritable recettes de composition que les autres peintres appliquaient.
Dans ces scènes de taverne on peut voir des hommes buvant, jouant et fumant, renvoyant au rôle éminemment social du tabac à cette époque : il est déjà source de polémique et soulève des problématiques qui nous sont totalement contemporaines.
L’herbe à Nicot, du nom de l’ambassadeur qui introduisit le tabac en Europe, était connue au Pays-Bas en qualité de plante médicinale dès la fin du XVIe siècle. On prit l’habitude dans priser et d’en fumer les feuilles assez rapidement et cette pratique avait gagné toutes les couches de la population des Pays-Bas avant 1625. Associés aux boissons dans les tavernes, les fumeurs sont assimilés au buveur d’alcool, on utilise alors l’expression boire une pipe de fumée.
Le tabac à priser devient très courant, accessible même aux couches les plus pauvres de la population. D’abord vendu par les apothicaires, il devient l’objet d’un commerce spécialisé. Les aubergistes en tenaient dépôt pour leurs clients.
On fume le tabac à l’aide de longues pipes de terre cuite au fourneau étroit. Plus rarement on utilise des pipes en argent, qui produisent une fumée âcre, comme sur notre tableau. Il existait dans les seuls Pays-Bas du Nord une dizaine de fabrique de pipes, les plus illustres était celles de Gouda.


Le tabac connait alors un tel succès qu’on cherche à limiter les endroits où fumer, car seules les églises y échappent. Les princes et les villes ont frappé de lourdes taxes le commerce du tabac et organisent des campagnes d’affichage pour mettre la population en garde. Seules les dames de la noblesse et de la grande bourgeoisie répugnent  à cette pratique, jugée malpropre. On a même trace de contrat de mariage entre deux nobles ou l’épousée introduit une clause interdisant à son mari de fumer dans la maison.
On commence alors à associer le tabac à la vie dissolue menée par les messieurs qui vont fumer dans des tavernes appeler tabagies, où l’on jouait et buvait. Le tabac devient alors un signe de rébellion et de débauche.

L’usage du tabac est encore largement répandu dans le monde,  aujourd’hui 13% des décès en France sont imputables au tabac.