Détail du mois d’octobre : Jeanne d’Aboville, portrait et restauration…

Le détail du mois d’octobre est l’occasion de vous présenter le portrait de Jeanne d’Aboville. Elle est la mère de la donatrice de la collection du musée, Gabrielle-Uranie d’Héricourt de Valincourt qui a demandé à ce que le musée porte le nom de sa mère en souvenir.  Typique des portraits du XIXe siècle, cette oeuvre ne figure pas dans le legs original mais fut ajouté à la Collection par la sœur de la donatrice, Mme de Vigan.

Jeanne Gabrielle d’Aboville voit le jour le 24 juin 1772, à La Fère. C’est la fille du général et comte François Marie d’Aboville (1730-1817) et d’Angélique Martin de Vraine (x-1831). Elle épouse, le 20 avril 1795, Louis François Le Maistre, inspecteur général des poudres et salpêtres, dont elle a une fille, Gabrielle Uranie Le Maistre (1798-1875), future comtesse d’Héricourt.

Sur ce portrait, l’attention bienveillante adressée par Jeanne d’Aboville s’accompagne d’un sourire discret. Cette peinture illustre l’image sociale que veut renvoyer la modèle, cultivant modestie et compassion, sans renoncer à un certain apparat. Jeanne Gabrielle d’Aboville décède le 2 octobre 1854.

Ce détail vous est présenté avec une photo d’avant restauration, il a depuis été restauré grâce au financement de l’association des Amis du musée Jeanne d’Aboville. Venez le redécouvrir au musée en salle française !

Conférence Les primitifs allemands au coeur de l’Europe

Le musée Jeanne d’Aboville vous propose une nouvelle conférence pour explorer ses collections et découvrir davantage les grands jalons de l’Histoire de l’Art.
Au coeur de l’Europe, de Vienne à Hambourg et de Cologne à Nuremberg, des artistes ont peint d’admirables tableaux pour orner les églises et les demeures des patriciens. Leurs productions sont aujourd’hui peu connues mais elles
possèdent une profonde originalité. Empruntant parfois des caractéristiques à l’art d’autres écoles, elles révèlent de la part de leurs créateurs un grand souci d’expressivité et d’authenticité. La présentation sera l’occasion d’en savoir
davantage sur deux tableaux exposés au premier étage du musée de La Fère.

Saint Acace et les dix-mille martyrs, anonyme allemand de la fin du XVe siècle

La conférencière

Isabelle Dubois-Brinkmann est conservatrice en chef du patrimoine et pensionnaire à l’INHA depuis novembre 2019 dans le domaine de l’Histoire des
collections. De 2004 à 2019, elle est conservatrice au musée des Beaux-Arts de Lyon, puis aux musées de l’Impression sur étoffes, du Papier peint et des Beaux-Arts de Mulhouse.
Elle a publié sur de nombreux sujets correspondant à ces différentes fonctions. La peinture allemande du Moyen-Âge et de la Renaissance constitue son principal champ d’études.

Infos pratiques

La conférence se déroulera le mercredi 26 octobre 2022 à 18h à l’espace Drouot, situé Rue des Bigors à La Fère.
Durée approximative : 1h, ouverture des portes à 17h30.
L’entrée est gratuite et la réservation n’est pas nécessaire.
Le musée sera ouvert préalablement à la visite de 14h à 17h30 au tarif habituel.

Le musée hors les murs à Soissons !

A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine,  le musée a accordé exceptionnellement en prêt huit tableaux issus des réserves à la Sous-Préfecture de Soissons, qui sera ouverte à la visite ce week-end.

Vous retrouverez notamment une copie ancienne d’un tableau de Leonard de Vinci, un paysage italianisant d’Hendrick Mommers et une scène de marché par Jean Michelin.

La Madone Benois, copie de Leonard de Vinci

Mathias Withoos de retour au musée

Après un périple l’ayant conduit au museum Flehite d’Amersfoort, ville natale du peintre Mathias Withoos, le tableau Mors Omnia Vincit est de retour au musée !

Mors omnia vincit de Mathias Withoos

 

Pour en découvrir plus sur le tableau, vous pouvez télécharger l’article qui lui a été consacré à l’occasion de l’exposition en cliquant sur l’image ci dessous !

Détail du mois de septembre 2022 : artiste voyageur, dieu-fleuve et capridé…

Le détail du mois de septembre provient d’une huile sur toile intitulée Animaux à la fontaine. Œuvre d’Hendrick Mommers (Haarlem vers 1623 – Amsterdam, 1693), elle est caractéristique de la production de ce peintre de paysages méditerranéens. Il a probablement fait un voyage à Paris vers 1666-1668 puisque plusieurs vues du Palais du Louvre depuis le Pont Neuf lui sont attribuées. Mommers réalise principalement des paysages italianisants, c’est-à-dire des vues inspirées de l’ambiance méditerranéenne que les peintres nordiques en voyage rencontrent en Italie. Cette production se caractérise par le traitement doré de la lumière et ses représentations bucoliques.

La fontaine est ornée d’un dieu-fleuve, une statue allégorique représentant sous des traits humains un cours d’eau. Cette sculpture rappelle l’intérêt de l’artiste pour l’insertion de détails antiquisants. Le style largement esquissé des personnages, l’attention au rendu naturaliste des animaux et l’usage de la lumière du sud sont tout à fait caractéristiques de Mommers.

Pour découvrir l’œuvre entière, il faudra vous rendre à la Sous-Préfecture de Soissons à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine où elle sera exceptionnellement exposée en compagnie d’une sélection d’œuvres des collections du musée ! Rendez-vous les 17 et 18 septembre 2022 !

On vous simplifie la vie pour venir au musée à vélo !

Le musée Jeanne d’Aboville s’est vu décerner par l’agence Aisne Tourisme le label Accueil Vélo !

En effet le musée de La Fère se trouve à proximité de l’EuroVelo 3 – La Scandibérique, et il était important d’accueillir convenablement les touristes empruntant cette voie. Vous pouvez consulter sur la page “Venir au musée à vélo” Les facilités mises en place par l’équipe pour les cyclotouristes !

L’artilleur de la Place d’Armes à La Fère
© Benjamin Teissedre / Agence Aisne Tourisme

Journée mondiale du Chien

En cette journée mondiale des chiens, voici un détail de la Halte durant la chasse de Jean-Baptiste Lallemand (1716-1803), peintre paysagiste français également connu pour ces eaux-fortes. Le détail vous présente une partie de la meute qui accompagnait à la chasse la noblesse. Il s’agit visiblement de chiens courants, c’est-à-dire destinés à poursuivre le gibier, de type anglo-français. On désigne par anglo-français plusieurs races de chiens de chasse issues de l’alliance de chiens anglais et français dont la sélection et le croisement été réalisé à partir du XVIe siècle.

photo : Franck Boucourt / Les musées des Hauts-de-France

Retrouvez également l’article de  2020 qui avait été consacré à un aperçu des canidés des collections du musée.

Journées Européennes du Patrimoine 2022 : demandez le programme !

La Ville de La Fère s’associe encore cette année aux Journées Européennes du Patrimoine pour permettre au plus large public de découvrir les richesses patrimoniales et historiques laféroises. Au programme, des vêtements gallo-romains, une exposition sur les représentations de la Vierge et un duo de musiciennes voyageuses !

L’artilleur du Pont de l’Alma face aux Casernes de La Fère

Au musée


Le musée Jeanne d’Aboville sera ouvert tout le week-end des JEP de 10h à 17h30, c’est la dernière occasion de venir découvrir l’exposition sur la mode gallo-romaine actuellement présentée au musée : vous pourrez découvrir comment l’on se vêtait dans la région il y a deux mille ans !
Pour compléter cette découverte deux visites des collections de peinture sont proposées : l’une sur la représentation des bijoux à 14h et une autre sur les vêtements à 16h.

En bref :
Ouverture en continu de 10h à 17h30 les 17 et 18 septembre
-Dernier week end pour l’exposition Mode et beauté gallo-romaine
-Visites guidées thématiques (environ 30mn, sans réservation) :
14h : Du chic et du toc : la symbolique des bijoux dans les collections
16h : La Fashion Visit’ : le vêtement dans les peintures

A l’église Saint Montain

Façade de l’église Saint Montain

Singulière par son mélange d’art roman et de style Renaissance, l’église Saint Montain vous livre ses secrets pour les Journées du Patrimoine ! A l’aide d’un livret de visite vous découvrirez par étapes les différentes spécificités architecturales de cette église millénaire qui a vu défiler plusieurs grandes figures de l’histoire de France.
Une exposition ayant trait à la Vie de la Vierge est également présentée dans une chapelle, elle vous donnera les clefs pour reconnaître et comprendre les représentations mariales dans l’art.
Enfin, samedi en fin d’après-midi, vous êtes conviés à un concert à l’église avec le duo Les Voyageuses ! Ce duo insolite vous propose un mélange entre musique ancienne et musique du monde au gré de différents instruments allant de la viole de gambe à l’accordéon !

Le Duo “les voyageuses”

En bref :
Ouverture de 14 à 17h30 les 17 et 18 septembre
-Parcours de visite pour découvrir les spécificités architecturales du bâtiment
-Exposition « la Vie de la Vierge au prisme des tableaux »
Samedi 17 septembre à 17h30 : Concert du duo « les Voyageuses » (durée 1h)

Château de La Fère


Château construit pour Marie de Luxembourg et rattaché au domaine de la Couronne à partir de 1596, son architecture briques et pierres est typique de la Renaissance en Picardie. Le parc et la salle capitulaire du château, spectaculaire avec ses voûtes sur croisée d’ogives, seront proposés à la visite libre.

En bref : 

Ouvert par la Fondation Excellence Ruralité de 9h à 17h le samedi 17 septembre.

Bonne fête aux Hélène !

PHOTO FRANCK BOUCOURT

Bonne fête aux Hélène ! A cette occasion, on vous propose de découvrir cette jolie copie de l’Enlèvement d’Hélène par Lubin Baugin (1612, Pithiviers – 1663, Paris), dont l’original est visible au musée des Beaux-Arts de Dijon.
Hélène était la fille de Léda et de Zeus. Son époux se nommait Ménélas. Hélène émut le coeur de Pâris, prince de Troie. Il l’enleva. Les Grecs décidèrent de venger l’affront des Troyens et la longue guerre de Troie allait commencer. L’œuvre représente le moment de l’enlèvement d’Hélène, contrainte à monter dans un bateau à destination de Troie par Pâris.
Si dans le récit original Hélène cède facilement à Pâris, l’Occident médiéval va dans ses réécritures déculpabiliser Hélène et présenter qu’elle a bel et bien été enlevée. Ces mêmes récits ont sans doute influencé la réalisation de cet enlèvement, mettant en valeur la jeune femme comme figure centrale, celle par qui le récit commence….