Le musée hors les murs à Soissons !

A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine,  le musée a accordé exceptionnellement en prêt huit tableaux issus des réserves à la Sous-Préfecture de Soissons, qui sera ouverte à la visite ce week-end.

Vous retrouverez notamment une copie ancienne d’un tableau de Leonard de Vinci, un paysage italianisant d’Hendrick Mommers et une scène de marché par Jean Michelin.

La Madone Benois, copie de Leonard de Vinci

Mathias Withoos de retour au musée

Après un périple l’ayant conduit au museum Flehite d’Amersfoort, ville natale du peintre Mathias Withoos, le tableau Mors Omnia Vincit est de retour au musée !

Mors omnia vincit de Mathias Withoos

 

Pour en découvrir plus sur le tableau, vous pouvez télécharger l’article qui lui a été consacré à l’occasion de l’exposition en cliquant sur l’image ci dessous !

Détail du mois de septembre 2022 : artiste voyageur, dieu-fleuve et capridé…

Le détail du mois de septembre provient d’une huile sur toile intitulée Animaux à la fontaine. Œuvre d’Hendrick Mommers (Haarlem vers 1623 – Amsterdam, 1693), elle est caractéristique de la production de ce peintre de paysages méditerranéens. Il a probablement fait un voyage à Paris vers 1666-1668 puisque plusieurs vues du Palais du Louvre depuis le Pont Neuf lui sont attribuées. Mommers réalise principalement des paysages italianisants, c’est-à-dire des vues inspirées de l’ambiance méditerranéenne que les peintres nordiques en voyage rencontrent en Italie. Cette production se caractérise par le traitement doré de la lumière et ses représentations bucoliques.

La fontaine est ornée d’un dieu-fleuve, une statue allégorique représentant sous des traits humains un cours d’eau. Cette sculpture rappelle l’intérêt de l’artiste pour l’insertion de détails antiquisants. Le style largement esquissé des personnages, l’attention au rendu naturaliste des animaux et l’usage de la lumière du sud sont tout à fait caractéristiques de Mommers.

Pour découvrir l’œuvre entière, il faudra vous rendre à la Sous-Préfecture de Soissons à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine où elle sera exceptionnellement exposée en compagnie d’une sélection d’œuvres des collections du musée ! Rendez-vous les 17 et 18 septembre 2022 !

Retour de Marie-Madeleine de son voyage italien

Après une exposition au Musée de Forlì  en Italie, la Madeleine repentante de Jan Matsys a retrouvé les autres oeuvres de la collection d’Héricourt, vous pouvez la redécouvrir dès aujourd’hui en salle des Primitifs !

Madeleine en prière, Jan Massys
MJA 336 bois, 91 x 73

Des départs en exposition qui sentent bon les embruns

Le musée a vu partir cette semaine trois marines parties rejoindre le musée de Bastia pour l’exposition Mare Furioso, Pirates et corsaires en Méditerranée du XVIe  au XIXe siècle, qui aura lieu du 2 juillet au 17 décembre 2022.

Si dans l’imaginaire collectif, pirates et corsaires sont liés aux espaces maritimes pacifiques et atlantiques, ces phénomènes ont aussi existé dans tout le bassin méditerranéen et ce durant des siècles. Leurs conséquences dans de nombreux domaines – politiques, sociaux, diplomatiques, militaires, économiques – en font des marqueurs des évolutions transfrontalières maritimes mais aussi de la construction des identités nationales de l’Europe du Sud et du rapport que celles-ci entretiennent non seulement entre elles mais aussi avec l’empire ottoman.

Pour cette exposition, le musée Jeanne d’Aboville a contribué avec trois toiles, dont deux ont été restaurées récemment :

  • Une scène de Naufrage de Charles Lacroix de Marseille (MJA 88)

 

  • Un autre Naufrage sur une côte rocheuse,  de Simon de Vlieger  (MJA 250)

 

  • Une scène de salve d’honneur de Kasper van Eyck (MJA183)

Pour redécouvrir ses toiles au musée Jeanne d’Aboville, il faudra attendre  2023, ou faire un petit détour par la Corse entre deux !

Prolongation pour “Ander licht op Withoos”

L’exposition Ander Licht of Withoos consacrée au Peintre Mathias Withoos et ses descendants est un grand succès et l’équipe du musée félicite le Museum Flehite pour son travail et la reconnaissance méritée qu’il reçoit. L’exposition est prolongée jusqu’en septembre, alors n’hésitez pas à y faire un tour si vous êtes vacancier aux Pays-Bas cet été !
Qui dit prolongation de l’exposition, dit aussi prolongation du prêt du tableau Mors Omnia Vincit, vous ne pourrez le retrouver dans la Salle Siècle d’Or du Musée Jeanne d’Aboville qu’en octobre, soyez patients ! 🙂

Mors omnia vincit de Mathias Withoos

Joyeux anniversaire il Padovanino !

Il y a 433 ans, naissait à Padoue le petit Alessandro Varotari, connu plus tard sous son nom d’artiste Il Padovanino. Fils de l’architecte et peintre Dario Varotari l’Ancien, il fut l’élève de son père, qui s’occupa de la formation de Chiara Varotari (1584 – 1663), sa sœur elle aussi peintre. Il fut par la suite élève d’un disciple de Titien, Damiano Mazza, et les peintures de ses débuts montrent l’influence du Maitre vénitien.

En 1614, il emménage d’ailleurs à Venise, mais voyage également à Rome à deux reprises (vers le milieu de l’an 1610 et en 1625), où il a été souvent employé dans la production de copies de grands tableaux des artistes de la Renaissance classique. Son style influencé par le maniérisme tardif cherche néanmoins l’inspiration dans la gamme chromatique propre à la peinture vénitienne et annonce le baroque.

Portrait gravé d’Alessandro Varotari paru dans Het Gulden Cabinet de Cornelis de Bie (1662)

Le musée possède un joli exemple de la production de ce peintre : l’Allégorie de la Charité. Le sujet allégorique est ici rendu à l’essentiel par un cadrage très serré et une gamme de couleurs limitée. La figure féminine allaite un enfant en même temps qu’elle joue avec un autre, plus âgé et juché sur ses épaules. Loin des codes qui prévalent dans ce genre de scène, la Charité de Padovanino est une célébration prosaïque de l’amour filial, inspirée sans doute des exemples vus durant ses voyages, notamment à Rome. Il a traité à diverses reprises ce thème.

Il meurt à Venise en 1648, s’affirmant jusqu’au bout comme un continuateur du Titien.

L’œuvre est actuellement en dépôt à la Préfecture de l’Aisne.

L’Annonciation de Simone Peterzano est de retour !

Après un périple italien où la grande toile de l’Annonciation de Simone Peterzano a été présentée dans l’exposition Tiziano et Caravaggio in Peterzano à l’Académie Carrara de Bergame, la voici de retour en salle vénitienne ! Vous pouvez la redécouvrir dès demain après-midi !

De plus, le numéro de juin du prestigieux magazine The Burlington Magazine livre une critique de l’exposition signée par Lucia Tantardini qui met en avant notre tableau, l’édition numérique est consultable gratuitement pour un temps limité !
Lire l’article en cliquant ici.

Départ en expo pour notre Peterzano !

Ce vendredi 17 janvier, un tableau important de la collection italienne va partir en exposition internationale. En effet, nous prêtons l’huile sur toile L’Annonciation de Simone Peterzano à la prestigieuse Académie Carrara de Bergame, en Italie, pour la première exposition d’ampleur consacrée à la figure de Peterzano, un peintre souvent relégué à l’ombre des maîtres avec qui il a travaillé : Le Titien et Caravage.

Cette exposition exceptionnelle intitulée Tiziano e Caravaggio in Peterzanoaura lieu du 6 février au 17 mai 2020 à l’académie Carrara et permettra de rendre à Simone Peterzano la place cruciale qu’il tient dans l’histoire de l’art, par sa gamme des couleurs inspirée de l’art vénitien et son naturalisme plus typiquement lombard. Cet événement accueillera des toiles prêtées par des institutions illustres (Musée du Louvre, Metropolitan Museum de New York, Musée du Vatican…) et portant de grands noms tel Titien, Tintoret, Veronèse… Le musée Jeanne d’Aboville fait figure de petit poucet parmi des géants et ce prêt est une véritable reconnaissance quant à la valeur particulière de la collection Laféroise.

Ne vous inquiétez pas néanmoins chers visiteurs de nos collections, il reste de très jolies annonciations à découvrir au musée, dont une version de Gandolfino d’Asti, un peintre de la Renaissance florentine.

Détail du mois d’octobre 2019 : des mains et un crâne…

Le détail du mois provient d’un tableau tout juste revenu au musée, après un prêt à la Préfecture de l’Aisne dans le cadre des Journées du Patrimoine. Il s’agit de Saint Jérôme méditant sur un crane de Joseph Marie Vien. Précurseur du néoclassicisme, Vien est un passionné de peinture antique suite à sa visite d’Herculanum, nouvellement découverte. Sous cette influence il arbore dans sa peinture un style sévère, d’abord peu apprécié mais Boucher, qui reconnait ses mérites, le fait entrer à l’Académie de peinture. À sa mort en 1809, Napoléon lui fait l’honneur de funérailles nationales au Panthéon, où il est le seul artiste peintre à reposer.

Sur ce détail on peut apercevoir les mains de Jérôme de Stridon, un moine mystique considéré comme l’un des Pères de l’Église. Il tient un crane symbolisant la mort et la précarité de l’existence, commune à tout humain. Ce tableau reprend les principes des Vanités nordiques en confrontant l’humain à sa destinée prochaine et témoigne de l’approche austère de la religion qui est adoptée par une frange de la population de l’époque, en opposition aux Libertins.

Pour découvrir l’ensemble de l’œuvre, venez la voir au musée Jeanne d’Aboville !