Conférence “Aimos, né à La Fère et Mort pour la France…”

Conférence

Raymond Caudrilliers dit
Aimos
Né à La Fère et Mort pour la France le 20 août 1944

 

Le 26 novembre prochain, la Ville de La Fère aura le plaisir d’accueillir l’auteur Pierre Commeine, venu évoquer une figure laféroise trop méconnue : Raymond Caudrilliers, plus connu sous son nom de scène de Aimos.

Aimos a été l’un des plus populaires seconds rôles de l’âge d’or du cinéma français de l’entre-deux-guerres et Pierre Commeine a rencontré cette figure lors de la rédaction de sa série de romans historiques . Après avoir évoqué son travail de rédaction, Pierre Commeine reviendra sur la vie, presque romanesque, de Raymond Caudrilliers jusqu’à sa fin tragique puisqu’il meurt durant l’insurrection de Paris en août 1944.

Le conférencier

Né en 1947 à Terny-Sorny (Aisne), Pierre Commeine s’est consacré à ses passions pour l’écriture et la photographie après une carrière dans les assurances. Il trouve son inspiration dans l’Histoire, surtout quand celle-ci a une résonance locale, comme la  Première Guerre mondiale dans la région de Soissons. Ce travail d’écriture s’accompagne d’une démarche illustrative via la photographie.

Ses ouvrages sont publiés aux éditions à Contresens.

A l’issue de la conférence après un temps de questions-réponses, l’auteur dédicacera ses livres.

 

En bref : 

Conférence à l’espace Drouot de La Fère (rue des Bigors, 02800 La Fère)

17h, ouverture des portes à 16h30

Le musée fermera exceptionnellement ses portes  à 16h ce jour.

GRATUIT

Conférence Les primitifs allemands au coeur de l’Europe

Le musée Jeanne d’Aboville vous propose une nouvelle conférence pour explorer ses collections et découvrir davantage les grands jalons de l’Histoire de l’Art.
Au coeur de l’Europe, de Vienne à Hambourg et de Cologne à Nuremberg, des artistes ont peint d’admirables tableaux pour orner les églises et les demeures des patriciens. Leurs productions sont aujourd’hui peu connues mais elles
possèdent une profonde originalité. Empruntant parfois des caractéristiques à l’art d’autres écoles, elles révèlent de la part de leurs créateurs un grand souci d’expressivité et d’authenticité. La présentation sera l’occasion d’en savoir
davantage sur deux tableaux exposés au premier étage du musée de La Fère.

Saint Acace et les dix-mille martyrs, anonyme allemand de la fin du XVe siècle

La conférencière

Isabelle Dubois-Brinkmann est conservatrice en chef du patrimoine et pensionnaire à l’INHA depuis novembre 2019 dans le domaine de l’Histoire des
collections. De 2004 à 2019, elle est conservatrice au musée des Beaux-Arts de Lyon, puis aux musées de l’Impression sur étoffes, du Papier peint et des Beaux-Arts de Mulhouse.
Elle a publié sur de nombreux sujets correspondant à ces différentes fonctions. La peinture allemande du Moyen-Âge et de la Renaissance constitue son principal champ d’études.

Infos pratiques

La conférence se déroulera le mercredi 26 octobre 2022 à 18h à l’espace Drouot, situé Rue des Bigors à La Fère.
Durée approximative : 1h, ouverture des portes à 17h30.
L’entrée est gratuite et la réservation n’est pas nécessaire.
Le musée sera ouvert préalablement à la visite de 14h à 17h30 au tarif habituel.

Suite du programme du Bling Bling Summer…

Le Bling Bling Summer continue !

Samedi 6 août, on vous propose un atelier de tissage gallo-romain, c’est uniquement sur réservation et il reste des places ! De 10h à 12h, un atelier familial adapté aux enfants, l’après midi, ce sera plutôt un atelier grand public pour adultes et ados de 14h à 16h.

Il y a également la visite thématique consacrée à la représentation des vêtements dans la collection : la Fashion visit’ vous est proposée à 14h30 les 13, 20 et 27 août, c’est également sur réservation !

Enfin le premier week-end de septembre aura lieu le second atelier consacré à la coiffure romaine, le 3 septembre  de 14h à 16h, venez découvrir les secrets de beauté des (Gallo-)Romaines !

Les primitifs allemands à l’honneur

Le musée a reçu ce vendredi la visite d’Isabelle Dubois-Brinkmann, pensionnaire à l’Institut national d’Histoire de l’art, accompagnée de Aude Briau, chargée d’études et de recherche, et de Bodo Brinkmann, conservateur au Kunstmuseum de Bâle.

Leur visite avait pour but de recenser au sein des collections du musée les peintures germaniques datant d’entre 1300 et 1550 pour les ajouter à un répertoire des collections françaises.

A cette occasion, la grande huile sur bois le Martyr de Saint Acace et les dix-mille soldats  a été déplacée pour dévoiler son revers qui comporte une peinture lacunaire représentant une adoration des mages.

Cette visite est l’occasion de revoir les attributions, souvent imprécises, et de mieux connaitre le contexte de création de ces œuvres.

Isabelle Dubois-Brinkmann reviendra à La Fère  à l’automne  2022 pour une conférence sur le sujet qui sera peut être l’occasion de découvrir de nouvelles attributions pour les collections du musée, à bientôt pour plus d’information !

Détail du mois de novembre : faux Sénèque, stoïcisme et repentir…

Le détail du mois de novembre provient de la vanité Mors Omnia Vincit, soit la Mort triomphe de tout, de Mathias Withoos (Amersfoort, 1627 – Hoorn, 1703), peintre hollandais spécialiste des représentations de sous-bois.

Le détail vous présente la pièce maîtresse de sa composition, un buste placé sur un autel. Ce buste pose aujourd’hui problème car, s’il était considéré comme une représentation crédible de Sénèque au temps de Mathias Withoos, nous savons aujourd’hui qu’il ne s’agit pas du célèbre philosophe stoïcien. Le peintre s’est basé sur des reproduction d’une statue visible à Rome dans la collection Farnèse, pour illustrer l’importance de la pensée stoïcienne pour les intellectuels et les artistes : cette philosophie fut remise au goût du jour par Lipsius (ou Juste Lipse, Overijse, 1547 – Louvain, 1606) et actualisée pour être compatible avec le dogme chrétien. Les préceptes stoïciens incitent à se détacher de la matérialité des choses pour se consacrer à sa vie spirituelle et être libéré des passions : ce détachement permet selon Sénèque d’accéder à un état de félicité car on ne craint plus la mort, celle-ci étant inévitable.
Ce buste cache un autre secret : on peut percevoir dans le drapé sous le visage un changement de couleur trahissant un repentir, c’est-à-dire un endroit où le peintre a repeint car il a voulu changer sa composition. Ce repentir a fait l’objet d’une campagne infrarouge qui a révélé qu’une tout autre chose se trouvait en lieu et place du buste de Sénèque…

Pour découvrir cet objet mystérieux, il faudra suivre la conférence du 6 novembre à l’espace Drouot de La Fère : le guide du musée évoquera les surprises qu’a réservé le tableau et en explicitera le sens. Dépêchez-vous également d’aller voir ou revoir le tableau au musée car il sera ensuite absent pour l’exposition Ander licht op Withoos au museum Flehite d’Amersfoort, ville natale du peintre, du 12 décembre 2021 au 8 mai 2022.

CONFERENCE Sénèque, sous-bois et crâne de singe

CONFERENCE
Sénèque, sous-bois et crâne de singe
Une vanité de Mathias Withoos décryptée

par Mariel Hennequin, médiateur du musée

A l’occasion du départ en exposition du chef d’œuvre de Mathias Withoos Mors Omnia Vincit en exposition aux Pays-Bas, le musée Jeanne d’Aboville vous propose d’aller à la découverte des symboliques complexes de ce tableau au prisme d’éléments nouveaux découverts via une campagne de photographie infrarouge.
Ce tableau, œuvre-jalon dans la production du peintre, sera une pièce maîtresse de l’exposition Anderlicht op Withoos (Nouvelle lumière sur Withoos), au museum Flehite d’Amersfoort, ville de naissance de Mathias Withoos, qui va retracer la vie et l’œuvre de l’artiste du 12 décembre 2021 au 8 mai 2022.

Mors omnia vincit de Mathias Withoos

A cette occasion, Albert Boersma, historien de l’art spécialiste des peintres néerlandais et régisseur de l’exposition d’Amersfoort, et Mariel Hennequin, médiateur du musée ont réalisé un travail de recherche autour de ce tableau, s’appuyant notamment sur les images réalisées par la société Artéka. L’imagerie multispectrale a révélé des informations invisibles à l’œil nu sur la composition de l’œuvre, permettant de la découvrir sous un nouveau jour. Ces informations sont venues compléter les connaissances actuelles et la recontextualisation de ces symboliques complexes permettent de mieux comprendre le propos de son auteur.

En bref :
Conférence Sénèque, sous-bois et crâne de singe 
6 novembre 2021 à 17h, espace Drouot, rue des Bigors, à La Fère. Ouverture des portes à 16h30.
Gratuit dans la limite des places disponibles, présentation du pass sanitaire obligatoire

Le musée passe à table

Le musée passe à table,

Après-midis consacrées à l’Histoire de la Cuisine

Dans le cadre de l’événement régional MuséoSciences, le musée Jeanne d’Aboville propose une exposition sur les natures mortes représentant de la nourriture et à cette occasion a convié Fabian Müllers à confronter les tableaux à l’expérimentation culinaire.
Gourmet gourmand, Fabian Müllers est historien de l’Alimentation (Université de Tours), chercheur associé au Programme CoReMA (Corpus des Recettes culinaires du Moyen Âge) et directeur du collectif “Cuisine Historique “.
Spécialisé dans l’interprétation des Recettes culinaires du passé, alliant recherche scientifique et cuisine, on peut habituellement le rencontrer au Musée Arkéos, où il s’occupe notamment de la Taverne Médiévale, somptueux édifice en bois, unique au monde.

Présent au musée Jeanne d’Aboville les 30 octobre et 13 novembre, il sera mis au défi par les équipes du musée de réaliser des Recettes historiques du passé, inspirées par les natures mortes d’hospitalité présentées dans l’exposition.
Un voyage passionnant mêlant histoire, art et gastronomie.

En bref :
Le musée passe à table, animations autour de la cuisine historique par Fabian Müllers au musée Jeanne d’Aboville, à La Fère
30 octobre et 13 novembre 2021 de 14h à 17h30
Entrée gratuite en continu dans la limite des capacités de l’établissement, présentation obligatoire du pass sanitaire pour accéder au musée.

Découverte, couleurs et signature cachée….

Le restaurateur de peintures anciennes Igor Kozak, déjà intervenu cette année au musée Jeanne d’Aboville pour la restauration de deux œuvres présentes dans l’exposition Instants Suspendus était de retour aujourd’hui pour ramener deux autres toiles du musée, pour le moment inédites car conservées dans les réserves.

Igor Kozak durant le déballage des toiles.

La première œuvre intitulée La Marche des animaux du peintre Michiel Carrée (1657-1727), peintre hollandais qui devint peintre du Roi de Prusse, a réservé une très bonne surprise car lors du nettoyage, Igor Kozak a retrouvé la signature de l’artiste, sur un rocher au premier plan de la toile. Le nettoyage a également permis de redécouvrir les couleurs intenses de ce peintre de paysages italianisants, baignant le décor fantaisiste de son paysage d’une lumière dorée.

Marche des animaux, huile sur toile, 70 x 85cm, Michiel Carrée,
avant et après restauration

Le second est une scène très dynamique, un combat de cavalerie, œuvre de Jan Jabosz van der Stoffe (1611-1682), un des principaux peintres hollandais de bataille du milieu du XVIIe siècle. Présentant des manques et des enfoncements, le tableau a subi une grosse restauration pour rendre une certaine planéité à sa toile. Il revient également métamorphosé, débarrassé des vernis jaunis qui le recouvraient.

Combat de cavalerie, huile sur toile, 75 x 106cm, Jan Jabosz van der Stoffe
Avant et après restauration

Si la Marche des animaux sera présentée ce samedi en prélude de la conférence d’Alain Tapié à 17h à l’Espace Drouot de La Fère, il faudra patienter un peu pour le combat de cavalerie qui va devoir bénéficier des soins de l’encadreur avant d’être présenté…

Conférence Le message de l’hospitalité dans les compositions nordiques au XVIIème s.

Conférence

Le message de l’hospitalité dans les compositions symboliques flamandes et hollandaises au XVIIème siècle, par Alain Tapié

A l’occasion de l’exposition Instants suspendus, regards sur la nature morte, le musée Jeanne d’Aboville propose au public une conférence gratuite où Monsieur Alain Tapié explicitera le message de l’hospitalité dans les compositions symboliques flamandes et hollandaises du XVIIème siècle.

Le conférencier
Alain Tapié est titulaire d’un doctorat d’histoire de l’art et d’une licence d’études hispaniques. Il commence sa carrière à l’Inspection générale des musées de la Direction des musées de France. Nommé en 1984 conservateur et directeur du musée des Beaux-Arts de Caen, poste qu’il occupera jusqu’en 2003, il est en parallèle chargé d’enseignement en muséologie à l’Ecole du Louvre et professeur invité à l’UFR d’histoire de l’université de Caen. Il obtient en 1993 le titre de conservateur en chef du patrimoine. C’est en 2003 qu’il est nommé directeur du Palais des Beaux-Arts de Lille et de l’Hospice Comtesse, poste qu’il occupera jusqu’en 2012. Conservateur en chef honoraire des musées de France, il a assuré le commissariat de plusieurs expositions de référence comme Les vanités dans la peinture au XVIIe siècle (1990) au musée des Beaux-Arts de Caen, ou L’hospitalité dans les natures mortes flamandes et hollandaises au XVIIe siècle à la fondation Glénat (2016, Grenoble).

La conférence
Un art national hollandais s’affirme depuis l’autonomie reconnue contre l’Espagne en 1579 et l’indépendance en 1648, sous la forme d’une République des Provinces-Unies. Les deux principes fondamentaux qui l’animent sont le réalisme de situation pour le sujet et la conception d’une beauté fondée sur l’exactitude descriptive pour la manière. Ces notions sont profondément redevables au naturalisme flamand, populaire et truculent. Un esprit rationnel et pratique, individuel et optimiste, en est le socle commun dont les lointains ressorts se rencontrent dans la poétique de la devotio moderna.
Du côté d’Anvers, l’ascèse peut être joyeuse et l’excès assumé, tandis qu’autour d’Amsterdam, l’austérité se fait tranquillité et l’abondance est accueillie avec sérénité. Le souvenir des banquets breugheliens du nord se retrouve dans la quête des images de victuailles, volailles, gibiers et poissons. L’imaginaire d’un devenir gourmand entretient le désir – c’est la conception typique du plaisir catholique. Les tableaux de tables dressées ou défaites, sont destinés aux visiteurs de la maison. Ce sont des offrandes et des dons symboliques. Dans cette nouvelle approche des biens naturels, ou les acteurs du tableau sont désormais les objets – présentés dans un équilibre établi pour la mémoire eucharistique et la prescription morale – la tentation se fait désir et appétence.
Ces tables ont ainsi une double fonction : une offrande symbolique et un lieu de délectation. Elles réalisent les nouvelles formes culturelles d’adhésion au présent. Plus allusives qu’explicites, elles sont les héritières des représentations de xenia – rencontrées sur les fresques et mosaïques des maisons antiques, simulant dons d’aliments et boissons comme marques d’hospitalité.

 

Infos pratiques

La conférence aura lieu le samedi 25 septembre 2021 à 17h.

Ouverture des portes à 16h30.

Elle se déroulera à l’espace Drouot, rue des Bigors à la Fère.

Gratuit dans la limite des places disponibles.

Présentation d’un Pass sanitaire valide et port du masque obligatoire.

Détail du mois de mai : 400e anniversaire, pyramide et bergère…

Le détail du mois est l’œuvre d’un artiste dont nous fêtons cette année le quadri-centenaire de la naissance : Jan Baptist Weenix (Amsterdam, 1621 – De Haar vers 1659/1661). Fils d’un architecte, Jan Baptist Weenix suit un apprentissage auprès du peintre Jan Christiaensz. Micker. Il se rend en Italie en 1643 où il travaille pour de grands commanditaires comme Giovani Battista Pamphili, le futur pape Innocent X. Après son retour aux Pays Bas vers 1647, il s’établit à Amsterdam puis Utrecht où il devient célèbre pour ses paysages fortement marqués par son voyage italien.

Le détail du mois s’inscrit dans cette veine italianisante et presque nostalgique avec une vue imaginaire mêlant divers monuments romains appréciés des peintres du XVIIe siècle. Le château Saint-Ange, dont la forme ronde est reconnaissable, et la pyramide de Cestius, un monument funéraire situé à Rome près de la porta San Paolo, un des édifices romains les mieux conservés à l’époque. Une bergère vient animer l’ensemble, surveillant des animaux, qui sont toujours présent dans les paysages de Weenix.

Ce détail vous a donné envie d’escapade italienne ? On vous donne rendez-vous, sous réserve de faisabilité bien sûr, le 29 mai 2021 à 17h pour On dirait le Sud, une conférence consacrée aux voyages italiens des peintres hollandais par l’historienne de l’art Eléonore Dérisson.