Départ en restauration : Saint Pierre en prière sort de sa réserve !

Une œuvre représentant l’apôtre Pierre en repentance a quitté les réserves du musée pour être restauré au sein des ateliers des restaurateurs Juliette Mertens et Igor Kozak. Présentant plusieurs accident sur sa couche picturale et des faiblesses au niveau de son support, cette oeuvre sera visible au musée au deuxième semestre  2026.

PHOTO FRANCK BOUCOURT

Attribué d’abord à Ferdinand Bol sur la foi d’une fausse signature, l’œuvre est aujourd’hui anonyme, même si on la sait produite en Flandre ou en Hollande au XVIIe siècle. On reconnait facilement Saint Pierre aux clefs qui pendent à sa ceinture.

La mort à Venise pour Karel Dujardin

Le 20 novembre 1678, le peintre Karel Dujardin mourait à Venise.
Artiste accompli du Siècle d’Or hollandais, il est principalement connu pour ses paysages italianisants, mais a également réalisé des portraits et des gravures. Il commence la peinture auprès de son père, Guilliam Du Gardin, puis devient probablement l’élève de Nicolaes Berchem. Il entame ensuite des années de voyage, l’Italie autour de 1646, Lyon entre 1648 et 1649, Paris, où il se marie en 1650 puis revient en 1651 à Amsterdam, sa ville natale. Ces voyages lui permettent de développer sa technicité et ses paysages évoluent vers des compositions équilibrées.
L’œuvre de Karel Dujardin conservée au musée Jeanne d’Aboville est vraisemblablement réalisée à la fin de sa carrière lors de son ultime voyage en Italie, entrepris en 1675. Karel Dujardin embarque à Amsterdam, longe les côtes atlantiques et méditerranéennes avant de rejoindre Rome en 1678. Il réinvente son style, les teintes sont plus sombres, les bruns dominent la campagne romaine rehaussée par quelques touches de couleurs vives notamment sur les personnages. Il meurt à l’apogée de son art après avoir atteint Venise.

Anniversaire et vanité…

Vanité de Coenraet van Roepel

Il y a 347 ans naissait Coenraet Roepel (La Haye, 1678 – 1748), un peintre spécialiste de natures mortes dont le musée possède une étonnante vanité. Spécialiste principalement des fleurs, il a aussi peint des vues de sous-bois.
Selon Jan van Gool (peintre et biographe d’autres artistes du Siècle d’or), il était un jardinier passionné, ce qui le poussa à devenir l’élève de Constantijn Netscher afin de pouvoir peindre les fleurs et autres plantes de son jardin.
La vanité au crâne et lampe à huile visible au musée sera présentée samedi 8 novembre dans la visite consacrée aux natures mortes des collections, rendez-vous à 14h30 !

 

Deux nouveaux départs en restauration pour la section de peinture française

PHOTO FRANCK BOUCOURT

Deux œuvres signées Jean-Baptiste Lallemand (né à Dijon en 1716 et mort à Paris en, un peintre paysagiste français du XVIIIe siècle sont parties en restauration !

Présentant des soucis sur le support et leur couche picturale, ils vont faire l’objet de soins attentifs de deux restaurateurs.

Le Gué et la Halte de Chasse sont partis pour plusieurs mois, ils seront à redécouvrir en 2026. En attendant, retrouvez deux tableaux inédits des réserves en salle française !