Concert Musique du Siècle d’Or, c’est samedi !

La Visite-concert au musée : récital clavecin/flute à bec autour du Siècle d’Or affiche complet !

Mais vous pouvez également découvrir la musique du Siècle d’or lors du concert gratuit et ouvert à tous qui aura lieu en salle de bal de la mairie de la Fère ensuite !
Rendez-vous samedi à 18h !

Infos pratiques :

7 mars, 18h : Concert en Salle de bal de la Mairie de La Fère autour de la musique du Siècle d’or hollandais
Entrée libre et gratuite, accessible aux personnes à mobilité réduite

Accès par la rue de la République ou  par la rue du Général de Gaulle via le parc (pour les personnes à mobilité réduite)

Mois hollandais au musée : les inscriptions sont ouvertes !

Le mois de mars voit les collections du Musée Jeanne d’Aboville mettre à l’honneur ses œuvres hollandaises via quatre événements inédits chaque week-end du mois pour explorer le Siècle d’Or, au temps de Vermeer et de Rembrandt…

En effet, fort d‘une collection comprenant des pièces rares du dix-septième siècle hollandais, une période faste qui voit les Pays-Bas du Nord (en opposition avec les Flandres catholiques) gagner en puissance à la fois sur le plan intellectuel, culturel et commercial, le musée et son équipe vous propose d’aller à la rencontre de ses œuvres via des animations originales.

Les inscriptions sont ouvertes ! Attention, trois animations sur quatre sont sur réservation, il est donc vivement conseillé de réserver au plus tôt auprès du musée au 03 23 56 71 91 ou par email musee-daboville@ville-lafere.fr

Départ en exposition : le Baroque nordique s’expose en Italie

La Fondazione Cassa dei Risparmi di Forlì, en collaboration avec la municipalité de Forlì (ville d’Emilie-Romagne au Nord de Florence et Saint Marin), va organiser l’exposition Barocco. Il gran teatro delle idee (Baroque, le Grand Théâtre des idées) qui se tiendra au musée de San Domenico de Forlì du 20 février au 28 juin 2026, avec la participation d’institutions prestigieuses telle la Galerie Nationale de Rome. En tout c’est 200 œuvres qui seront présentées dans cette exposition ambitieuse en dix sections.

L’oeuvre prêtée par le musée Jeanne d’Aboville de La Fère à l’occasion d e cet événement est la fameuse Vanité au crâne, tulipes et lampe à huile, de Coenraet Roepel (1678–1748), un peintre néerlandais spécialiste des natures-mortes conjuguant l’héritage du Siècle d’or et les apports du Baroque.

Vanité de Coenraet van Roepel

Elle va être remplacée aux cimaises du musée de La Fère lors de son absence par un paysage italianisant de Johannes van der Bent, dont une autre œuvre représentant une Bergère et son troupeau a été raccrochée récemment (janvier 2026) après son passage dans l’atelier du restaurateur Igor Kozak.

La mort à Venise pour Karel Dujardin

Le 20 novembre 1678, le peintre Karel Dujardin mourait à Venise.
Artiste accompli du Siècle d’Or hollandais, il est principalement connu pour ses paysages italianisants, mais a également réalisé des portraits et des gravures. Il commence la peinture auprès de son père, Guilliam Du Gardin, puis devient probablement l’élève de Nicolaes Berchem. Il entame ensuite des années de voyage, l’Italie autour de 1646, Lyon entre 1648 et 1649, Paris, où il se marie en 1650 puis revient en 1651 à Amsterdam, sa ville natale. Ces voyages lui permettent de développer sa technicité et ses paysages évoluent vers des compositions équilibrées.
L’œuvre de Karel Dujardin conservée au musée Jeanne d’Aboville est vraisemblablement réalisée à la fin de sa carrière lors de son ultime voyage en Italie, entrepris en 1675. Karel Dujardin embarque à Amsterdam, longe les côtes atlantiques et méditerranéennes avant de rejoindre Rome en 1678. Il réinvente son style, les teintes sont plus sombres, les bruns dominent la campagne romaine rehaussée par quelques touches de couleurs vives notamment sur les personnages. Il meurt à l’apogée de son art après avoir atteint Venise.

Anniversaire et vanité…

Vanité de Coenraet van Roepel

Il y a 347 ans naissait Coenraet Roepel (La Haye, 1678 – 1748), un peintre spécialiste de natures mortes dont le musée possède une étonnante vanité. Spécialiste principalement des fleurs, il a aussi peint des vues de sous-bois.
Selon Jan van Gool (peintre et biographe d’autres artistes du Siècle d’or), il était un jardinier passionné, ce qui le poussa à devenir l’élève de Constantijn Netscher afin de pouvoir peindre les fleurs et autres plantes de son jardin.
La vanité au crâne et lampe à huile visible au musée sera présentée samedi 8 novembre dans la visite consacrée aux natures mortes des collections, rendez-vous à 14h30 !

 

Cycle autour de la nature-morte en partenariat avec la Micro Folie de Tergnier

Dans le cadre d’un partenariat avec la Micro Folie se trouvant dans la médiathèque L’oiseau Lire de Tergnier, le musée propose deux événements, dont un hors-les-murs, dans le cadre d’un cycle sur le genre de la Nature Morte :

-Samedi 8 novembre à 14h30 au musée Jeanne d’Aboville de La Fère :
Visite guidée thématique autour des natures mortes du musée
Durée environ 1h, Entrée 4€, réservation conseillée au 03 23 56 71 91
Les Collections de la Fère sont célèbres notamment par plusieurs de leurs natures mortes, notamment le fameux Panier de prunes de Pierre Dupuis, foudroyant de réalisme. On vous propose d’aller à la rencontre de ce genre, où les messages cachés se mêlent aux subtilités de composition…

 

-12 novembre à 18h15 à la Micro Folie de Tergnier, 1, place Lionel Lefèvre 02700 TERGNIER
Conférence Sénèque, sous-bois et crâne de singe : une vanité de Mathias Withoos décryptée
Par Mariel Hennequin, directeur du musée Jeanne d’Aboville
Durée environ 1h, Entrée gratuite, réservation conseillée au 03 23 37 25 26
Le musée Jeanne d’Aboville possède dans ses collections une des vanités les plus achevées de Mathias Withoos, un peintre du Siècle d’Or néerlandais célèbre pour ses peintures de sous-bois. D’une composition complexe, ce tableau sera explicité et replacé dans son contexte et il réserve quelques petites surprises soigneusement cachées par l’artiste…

 

Un autre événement aura lieu à la Micro Folie de Tergnier le Mercredi 5 novembre de 10h à 11h30 et de 14h à 15h30 en continu : présentation de quelques natures mortes du musée numérique (entrée gratuite)

Restauration d’un portrait d’après Callot

Ce portrait montre l’influence des gravures de Jacques Callot, rendu célèbre notamment par les Malheurs de la Guerre, une série de gravures montrant des exactions de soldats. Il est ici copié par un peintre anonyme français. Seul portrait en pied de la Collection, sa restauration va permettre d’intégrer cette œuvre conservée dans les réserves à la présentation de la peinture Grand Siècle.

PHOTO FRANCK BOUCOURT

MJA 66 COPIE D’UN PORTRAIT DE
LA NOBLESSE DE LORRAINE D’APRÈS
GRAVURE DE JACQUES CALLOT,
BOIS, 39 X 28cm

Le tableau Portrait d’après Jacques Collot observé par la restauratrice Juliette Mertens lors du bilan sanitaire des collections 2024

Jugé en péril lors du bilan sanitaire d’octobre 2024, son mauvais état est lié à un support malmené : la planche de bois originale sur laquelle est peint l’œuvre est doublée par une autre planche, collée à contrefil qui contraint la première, provoquant plusieurs fissures. La couche picturale est également en état très moyen, comportant des repeints et un vernis oxydé.

La gravure de Jacques Collot qui a inspiré l’œuvre de La Fère

Une peinture à redécouvrir courant 2026 au musée !