SALLE D’ORPHEE

Seconde salle de peinture italienne du musée, elle porte le nom d’une œuvre dont la présence écrasante met le visiteur en respect : « Orphée charmant les animaux ». Plus grand tableau conservé au musée Jeanne d’Aboville, cette toile restée longtemps énigmatique a fait l’objet d’une restauration spectaculaire entre 2015 et 2018. Représentant le fameux musicien Orphée qui reçu d’Apollon le don de la musique, elle dévoile un panel impressionnant d’animaux attirés par l’air joué au son d’une lyre à bras, ancêtre de notre violon en vogue à la Renaissance. Une autre de ces particularité est d’être l’oeuvre de Sinibaldo Scorza, peintre génois dont il est le seul exemple connu dans les Collections françaises.

Orphée charmant les animaux Sinibaldo Scorza C2RMF, Thomas Clot

Mais cette salle a d’autres exemples tout à fait intéressant du XVIIe siècle italien avec l’Enlèvement de Chloris de Cosimo Ulivelli. Actif principalement à Florence, il manifesta durant sa carrière une appétence pour les scènes mythologiques, leur apportant une sensibilité toute baroque.

l’Enlèvement de Chloris de Cosimo Ulivelli

Les peintres se sont également inspirés des grands écrivains italiens de la Renaissance et le tableau présente une intéressante interprétation d’un poème épique de l’Arioste avec Roger délivrant Angélique de Filippo Napoletano. Le peintre napolitain se plait ici à revisiter le mythe en y intégrant des références antiques et livre une composition en triangle entre le preux chevalier Roger, la pure Angélique et le monstre marin surgissant des flots, dévoilant sous goût pour les figures monstrueuses.

Roger délivrant Angélique de Filippo Napoletano