Détail du mois d’octobre 2019 : des mains et un crâne…

Le détail du mois provient d’un tableau tout juste revenu au musée, après un prêt à la Préfecture de l’Aisne dans le cadre des Journées du Patrimoine. Il s’agit de Saint Jérôme méditant sur un crane de Joseph Marie Vien. Précurseur du néoclassicisme, Vien est un passionné de peinture antique suite à sa visite d’Herculanum, nouvellement découverte. Sous cette influence il arbore dans sa peinture un style sévère, d’abord peu apprécié mais Boucher, qui reconnait ses mérites, le fait entrer à l’Académie de peinture. À sa mort en 1809, Napoléon lui fait l’honneur de funérailles nationales au Panthéon, où il est le seul artiste peintre à reposer.

Sur ce détail on peut apercevoir les mains de Jérôme de Stridon, un moine mystique considéré comme l’un des Pères de l’Église. Il tient un crane symbolisant la mort et la précarité de l’existence, commune à tout humain. Ce tableau reprend les principes des Vanités nordiques en confrontant l’humain à sa destinée prochaine et témoigne de l’approche austère de la religion qui est adoptée par une frange de la population de l’époque, en opposition aux Libertins.

Pour découvrir l’ensemble de l’œuvre, venez la voir au musée Jeanne d’Aboville !

Retour sur les JEP 2019

Les Journées Européennes du patrimoine ce week-end ont été l’occasion pour le public de découvrir le musée autrement, via le thème de la symbolique des couleurs qui était mis à l’honneur, mais aussi d’aller à la rencontre de toiles inédites des réserves exposées exceptionnellement à Laon, au sein de la préfecture de l’Aisne.

Petit retour en photos et vidéos sur l’événement :

L’installation éphémère “Voyage au Pays des Couleurs” en mouvement

 

Exposition “couleurs sacrées” à l’église Saint Montain de La Fère

Installation “Nébuleuse colorée”, église Saint Montain

Exposition temporaire de tableaux à la préfecture de l’Aisne

Inauguration de l’exposition temporaire à la Préfecture, photo du Service Communication de la Préfecture

 

Nous remercions les visiteurs qui auront fait le déplacement à cette occasion.

Les Journées nationales de l’Archéologie au musée

Surtout connu pour son impressionnante collection de peintures du XVe au XIXe siècle, le musée Jeanne d’Aboville comprend également un petit département d’archéologie locale couvrant une large période de la Préhistoire au Moyen-Âge.

Les Journées nationales de l’Archéologie, les 15 et 16 juin prochains, sont l’occasion de mettre en lumière ce patrimoine local qui enracine davantage le musée dans la ville et la région. La salle d’archéologie sera donc en accès libre et gratuit ces jours et des pièces des réserves seront exceptionnellement exposées pour l’occasion.

 

Le musée vous propose également en cette occasion de profiter de deux conférences gratuites au musée :

Le samedi 15 juin à 15h : « Crupellarius et autres gladiateurs : petit détour chez les dieux de l’arène »

Crupellarius en bronze, fouilles de Versigny, Ier siècle

Pour fêter le retour de son fameux gladiateur gaulois dans les collections après l’exposition « les Matières du Temps » au Louvre-Lens, le musée vous propose une petite intervention du guide pour revenir sur l’histoire de la gladiature et replacer le crupellarius parmi les différents types de combattants qui s’affrontaient dans l’arène.

 

Le dimanche 16 juin à 16h : « Paléontologie en terre axonaise, plongée dans la mémoire de sous-sols »

Animé par François Duchaussois, secrétaire de la Société Laonnoise et Axonaise de Paléontologie

Discipline à part entière et voisine par plusieurs aspects de l’Archéologie, la Paléontologie fait une petite incursion au musée grâce la Société Laonnoise et Axonaise de Paléontologie.

En se basant sur quelques fossiles tirés des réserves qui permettent de poser plusieurs jalons chronologiques, François Duchaussois mettra en exergue les différents écosystèmes qui se sont développés sur le territoire actuel à travers les âges et les problématiques, très actuelles, qui en découlent.

 

En bref, infos pratiques :

Entrée gratuite en salle d’archéologie les samedi 15 et dimanche 16 juin 2019 de 14h à 17h30.

Conférence à 15h le samedi 15 juin : « Crupellarius et autres gladiateurs : petit détour chez les dieux de l’arène » (durée : environ 30 mn)

Conférence à 16h le dimanche 16 juin, animée par François Duchaussois, secrétaire de la Société Laonnoise et Axonaise de Paléontologie  : « Paléontologie en terre axonaise, plongée dans la mémoire de sous-sols » (durée : environ 1h)

Pour des raisons de sécurité, la Collection de peinture ne sera pas accessible à cette occasion.

Départ en exposition du Crupellarius de Versigny

La semaine dernière, un objet de la collection archéologique est parti en exposition : il s’agit de la figurine en bronze de crupellarius (gladiateur celtique), qui a été sélectionné pour faire partie de l’exposition temporaire « les matières du Temps » qui va avoir lieu dans le Pavillon de verre du musée du Louvre-Lens du 4 décembre au 20 mai 2019. Cette exposition rassemblera un florilège du patrimoine archéologique régional, depuis l’Âge de pierre jusqu’à la période contemporaine.

Le crupellarius de Versigny lors de sa sortie de vitrine

Cette statuette en bronze découverte lors de fouille à Versigny en 1974 a été choisie car elle est extrêmement rare, elle est même un objet sans équivalent aujourd’hui car elle représente un personnage connu par les textes mais dont on a aucune autre représentation.

Les fouilles où cet objet fut mis au jour sont appelées les fouilles des Longues-Tailles, selon le nom du lieu-dit. L’emplacement fouillé correspond à un fanum gallo-romain (petit temple de tradition indigène entouré d’un petit porche) dont les différentes couches archéologiques attestent d’une activité entre les Ier et IIe siècles. Le petit bronze fut trouvé sous le premier sol attestant sa datation au premier siècle.

La statuette représente un homme entièrement cuirassé par une carapace articulée, mains et pieds compris, la tête prise dans un casque cylindrique avec des trous d’aération. Le crupellaire présente la particularité d’être si lourdement armé qu’il ne peut pas se relever s’il tombe, ce qui lui fait perdre le combat pratiquement à coup sûr.