Fermeture de fin d’année et calendrier de l’Avent…

La fin d’année approche et le musée sera fermé du 24 décembre 2018 au 1er janvier 2019 pour que l’équipe prenne quelques repos avant le redémarrage sur des chapeaux de roue de la saison 2019 avec l’exposition-dossier consacrée à la restauration d’Orphée.

Détail de “Orphée charmant les animaux”

Vous pouvez retrouver également sur les réseaux sociaux du musée un calendrier de l’Avent qui dévoile un tableau de la collection, ainsi qu’un petit jeu concours !

Cliquez sur l’image pour la découvrir sur Facebook !

Départ en exposition du Crupellarius de Versigny

La semaine dernière, un objet de la collection archéologique est parti en exposition : il s’agit de la figurine en bronze de crupellarius (gladiateur celtique), qui a été sélectionné pour faire partie de l’exposition temporaire « les matières du Temps » qui va avoir lieu dans le Pavillon de verre du musée du Louvre-Lens du 4 décembre au 20 mai 2019. Cette exposition rassemblera un florilège du patrimoine archéologique régional, depuis l’Âge de pierre jusqu’à la période contemporaine.

Le crupellarius de Versigny lors de sa sortie de vitrine

Cette statuette en bronze découverte lors de fouille à Versigny en 1974 a été choisie car elle est extrêmement rare, elle est même un objet sans équivalent aujourd’hui car elle représente un personnage connu par les textes mais dont on a aucune autre représentation.

Les fouilles où cet objet fut mis au jour sont appelées les fouilles des Longues-Tailles, selon le nom du lieu-dit. L’emplacement fouillé correspond à un fanum gallo-romain (petit temple de tradition indigène entouré d’un petit porche) dont les différentes couches archéologiques attestent d’une activité entre les Ier et IIe siècles. Le petit bronze fut trouvé sous le premier sol attestant sa datation au premier siècle.

La statuette représente un homme entièrement cuirassé par une carapace articulée, mains et pieds compris, la tête prise dans un casque cylindrique avec des trous d’aération. Le crupellaire présente la particularité d’être si lourdement armé qu’il ne peut pas se relever s’il tombe, ce qui lui fait perdre le combat pratiquement à coup sûr.

Centenaire de l’Armistice : évocation du musée dans la guerre

La ville de La Fère a été durement touchée par la Grande Guerre, perdant notamment une grande partie de ses habitations, ses fortifications style Vauban et ses portes monumentales. Le musée a connu un sort comparable, sortant du conflit partiellement détruit.

Le musée dévasté, après guerre

Les œuvres du musée ont heureusement été évacuées avant les bombardements qui touchèrent la ville. Enfermées dans de grandes caisses, les œuvres ont connu des sorts contrastés : certaines furent saisies par l’occupant qui les présenta en exposition, d’autres restèrent dans des réserves provisoires durant tous le conflit. Les déplacements des œuvres ne sont connus que partiellement car il existe de grandes zones d’ombre au niveau archivistique.

On sait grâce aux recherches du service de conservation du musée de Valenciennes qu’une partie de la collection stationna dans leurs réserves, après un passage à Fourmies, avant d’être envoyée à Bruxelles. On reconnait plusieurs des tableaux du musée sur les photos d’époque.

Photo prise à Valenciennes durant la guerre où plusieurs tableaux du musée apparaissent.

En ce jour du centenaire de l’Armistice, nous célébrons la paix mais également le Souvenir des pertes subies durant le conflit. Le musée se souvient aussi de ses disparus de la Première Guerre mondiale : une centaine de tableaux et d’objets d’art ont été perdus ou subtilisés entre 1914 et avril 1919, ajoutant aux lourdes pertes humaines et matérielles, d’irremplaçables pertes culturelles.

Extrait d’un carnet d’inventaire du 22 septembre 1917

Détail du mois de novembre : Mariage Mystique de sainte Catherine de Biagio Pupini

Le détail du mois de novembre provient du Mariage Mystique de sainte Catherine de Biagio Pupini, dit Biagio delle Lame, un peintre actif à Bologne vraisemblablement entre 1511 et 1575.

Le détail choisi sur le tableau se focalise sur le visage de sainte Catherine d’Alexandrie, au moment de son mariage mystique avec le Christ, puisque Catherine a déclaré qu’elle lui était destinée. Il s’agit d’une élévation spirituelle, qui atteint une forme d’union avec le Christ assimilable à un mariage. Celui-ci est symbolisé par l’anneau que la main de Jésus lui présente. Catherine était issue d’une famille noble de la ville d’Alexandrie, comme en témoigne sa parure de perle fines ici présentée. Elle fut condamnée à mort par l’Empereur Maxence car elle refusait de l’épouser, fidèle à sa foi. Le profil très pur et la finesse des mains témoignent de la beauté de la jeune femme telle que la décrive les hagiographes.

Pour découvrir l’ensemble de l’œuvre, peut-être à l‘occasion de sa fête le dimanche 25 novembre, venez la voir au musée Jeanne d’Aboville !

Rejoignez les Amis du musée à l’occasion de leur réunion du 3 novembre !

Le samedi 3 novembre se tiendra une réunion de la jeune association des Amis du Musée Jeanne d’Aboville. Ce sera la première assemblée générale de l’association et elle sera précédée d’une petite présentation par Charlotte Caffier, la directrice de l’Office du Tourisme en Pays Chaunois, concernant le potentiel touristique des lieux replacé dans le contexte local. Ce sera aussi l’occasion pour les membres de l’association et les sympathisants d’admirer la toile Orphée charmant les animaux, tout juste rentrée de restauration.

Déroulement de l’après-midi :
14h : Ouverture du musée aux adhérents et sympathisants pour découvrir Orphée charmant les animaux, le grand tableau revenu de restauration
14h30 à la mairie de La Fère, dans la salle du conseil : présentation par Charlotte Caffier
15h à la mairie de la Fère, dans la salle du conseil : Assemblée générale de l’association

http://mjaboville-lafere.fr/amis-du-musee/

Section livre d’or

Nous sommes soucieux de connaitre l’avis de nos visiteurs pour ainsi améliorer l’accueil et nos présentations. Nous savons aussi que le bouche-à-oreille est notre meilleur allié, c’est pour ces raisons que nous avons ajouté à ce site une section “Livre d’Or”.
N’hésitez pas à y relater votre expérience au musée : allez-vous plutôt nous jeter des fleurs ou nous flageller?  

(Cliquez sur l’image pour vous rendre dans le livre d’or)

Détail du mois d’octobre 2018 : Femme blonde, anonyme romain du XVIIe siècle

Femme blonde, Anonyme romain du XVIIe siècle

Le détail du mois d’octobre provient d’un portrait de femme blonde, réalisé par un peintre romain de la fin du XVIIe siècle. Ce portait et son pendant représentant une autre femme, brune cette fois, sont tous deux en restauration et nous espérons leur retour dans les semaines qui viennent. En effet, le détail choisi vous montre le visage pour le moment barré d’un mastic. Il s’agit du comblement d’une absence de peinture par le restaurateur, en vue de refaire des retouches parfaitement intégrées à l’ensemble, pour que le tableau paraisse comme neuf. On voit également apparaître des zones ocres orangées, rendues visibles par le nettoyage des vernis. Cette couleur est celle de la couche de préparation réalisée avant d’appliquer la peinture et qui se laisse deviner avec l’usure. La restauration va vous permettre de mieux apprécier ce portrait de femme romaine sur laquelle nous avons peu d’informations. Peut-être s’agissait-il d’une des grandes courtisanes, expertes en arts et souvent amies des peintres et des puissants, qui fréquentaient la ville éternelle… Pour découvrir l’ensemble de l’œuvre, guettez nos news pour venir la voir à son retour de restauration au musée Jeanne d’Aboville !

Crédit de la photographie : Florence Adam, 2018