Les vierges sages et les vierges folles par Martin de Vos

Le XVIe siècle flamand est évoqué par Les Vierges sages et les Vierges folles de Maerten de Vos. Ce tableau représente la parabole des dix vierges rapportée par saint Mathieu, selon laquelle dix jeunes vierges auraient été appelées à quitter leur demeure pour se rendre à des noces et rencontrer l’époux. Parmi ces femmes, seules cinq avaient pensé à prendre de l’huile pour leur lampe, tandis que les autres vierges, folles, ne s’étaient munies que des lampes qui ne purent fonctionner à la nuit tombée. Ainsi, seules les vierges sages purent accéder au mariage avec l’époux, les vierges folles étant condamnées à ne pouvoir participer à la noce. Sur le tableau du musée Jeanne d’Aboville, les cinq vierges sages sont représentées sur la droite, munies de récipients contenant l’huile de leur lampe, ainsi que des attributs des sciences (globe terrestre, arbalestrille…). Sur la gauche, les cinq vierges folles qui ont oublié l’huile nécessaire au fonctionnement de leur lampe se distraient en jouant de la musique ou en lisant. Un ange dépeint au centre pointe du doigt une scène représentée sur la gauche de la composition et dans laquelle les vierges sages sont accueillies au paradis par le Christ, reconnaissable à sa bannière de la résurrection, un drapeau blanc cerné d’une croix rouge. Le peintre d’Anvers, Maerten de Vos, s’inspire ici du maniérisme flamand de son compatriote Frans Floris ainsi que des figures fluides et colorées de Tintoret, qu’il a sans doute rencontré lors d’un voyage en Italie entre 1550 et 1558.

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