Collections

Une exceptionnelle collection de Primitifs nordiques

Le musée présente une série de tableaux peints par des primitifs d’Europe du Nord, ce sont les tableaux les plus anciens du musée et ils datent pour la plupart du xve et xvie siècles.

Parmi ses tableaux rarissimes, un important triptyque, celui de la famille Booth, représente en partie centrale la Résurrection de Lazare. Il provient de la Grande Église Saint-Jacques de La Haye. De façon somme toute assez exceptionnelle, le tableau a survécu à la « révolte des Iconoclastes ». Il a conservé son encadrement d’origine, faisant de lui l’un des tous derniers tableaux d’autels hollandais du XVIe siècle à être parvenu complet jusqu’à nous.

La peinture du Siècle d’Or hollandais

La collectionneuse a cultivé une véritable prédilection pour l’art septentrional, surtout celui du siècle d’Or.

Une des œuvres majeures de Salomon van Ruysdael (1602-1670) intitulée « Ruines de l’abbaye d’Egmond » figure dans la présentation  et aussi  l’un des plus beaux tableaux  d’Emanuel de Witte (1617-1692),  « Intérieur d’église imaginaire aux moines », dont le  rendu subtil de la lumière restitue l’atmosphère de silence de cette peinture de dévotion.

L’art flamand et les chefs-d’œuvre de l’école anversoise

Quelques tableaux importants illustrent le maniérisme qui s’est développé en Flandres et en Hollande, telles la « Madeleine en prière » attribué à Jean Massys ou les « Vierges sages et des vierges folles » de l’anversois Maerten de Vos (1532-1603) aux coloris précieux et aux formes élégantes et contournées.

La peinture italienne redécouverte

Un peu oubliée durant un moment, la collection italienne est remise en avant depuis quelques années, à la faveur de quelques découvertes et réattributions. Le musée possède une Annonciation du maitre du Caravage, Simone Peterzano qui montre une forte influence titianesque.

Plusieurs tableaux montre la vigueur des écoles romaines et vénitiennes, avec quelques beaux ajouts florentins telle la Charité, réalisé par un peintre de l’entourage de Salviati. Enfin une pièce emblématique de la collection est à découvrir avec Orphée charmant les animaux, toile spectaculaire par son format et son rendu. Œuvre de Sinibaldo Scorza, c’est la seule œuvre du peintre visible dans une collection publique française.

Le brillant XVIIIe siècle français

La collection de peintures françaises s’étend du XVIIe au XIXe siècle et touche plusieurs genres différents. Elle fait preuve d’une belle densité pour le XVIIIe siècle, avec notamment le portrait de madame Adélaïde par Elisabeth Vigée-Lebrun.

En marge de cette collection des Lumières, on trouve également de la peinture du Grand Siècle :  le Panier de prunes de Pierre Dupuis (1610-1682) surprend et étonne. Sa technique picturale virtuose et sa précision, laissent s’exprimer un charme et un réalisme intemporel.

L’archéologie locale

Le musée présente un département d’archéologie locale tout à fait intéressant dont la plupart des pièces proviennent d’une localité proche, Versigny. Plusieurs pièces de l’époque paléolithique, dont des dents et mâchoires de mammouth laineux et des cornes d’aurochs sont visibles.

L’Antiquité gallo-romaine est largement représentée dans les collections avec des monnaies romaines, certaines pièces tardives présentent un échantillonnage intéressant de portraits d’empereurs gaulois. Les céramiques très présentes montrent une forte romanisation du territoire, avec des poteries sigillées et des poteries plus communes : assiettes, marmite… De l’héritage gallo-romain de la région nous viennent de petites pièces de bronze : avec des bijoux (dont une intéressante bague-clef), des fibules à décor géométriques ou animaliers et des figurines en bronze. Parmi ses figurines, on remarque une représentation unique au monde d’un crupellarius (gladiateur cuirassé équipé d’armes gauloises) qu’on ne connaît guère autrement que par les textes latins (Tacite).